S’il doit exister un domaine d’excellence pour ce Shuttle, ce doit être celui des jeux vidéo. Notre précédent changement de configuration nous avait permis de monter d’une taille d’écran, tout en améliorant la qualité générale des jeux. Notre espoir : pouvoir conserver la résolution native de notre 21 pouce au format large… en « mettant tout à fond ». Pour tenter d’apprécier ce gain, nous comparons les résolutions maximales jouables de nos jeux préférés, en fonction de nos configurations.
Plutôt que d’effectuer des benchs, nous préférons jouer pendant plusieurs dizaines de minutes à un jeu donné, toujours de la même façon en enregistrant les FPS grâce au logiciel FRAPS. Si les résultats produits ne sont pas aussi précis que ceux d’un test parfaitement reproductible, les variations sont assez limitées. Il est donc possible de comparer ces résultats et d’apprécier la fluidité générale du jeu. Nous espérons ainsi mettre en évidence les gains subjectifs ; à savoir l’immersion et plaisir de jouer directement fonction de la taille de l’écran, de la résolution et du degré de détail ; liés aux différents changements de configuration.
Endossons quelques instants notre habit de Maître Capello pour les précisions techniques indispensables : La version des ForceWare est la 91.45 La version des Catalyst est la 6.8 Les cartes ne sont pas overclockées Le système d’exploitation : Windows XP Pro SP2 (image disque restaurée à chaque test) Le logiciel Fraps est dans sa version 2.8.1 Les deux écrans: un 19w (1440*900) et un 20w (1680*1050) Les configurations sont décrites en page 3 Le testeur est en chemise hawaïenne
Half Life 2 Lost Coast était déjà largement fluide avant le passage à cette configuration. En pratique le Shuttle nous permet de passer la barre des 100 FPS. A 37.5 euros l’image par seconde nous voilà comblés …
Nous n’avons malheureusement pas réussi à activer l’HDR et l’AA 4X en même temps dans ce jeu. Le gain de FPS offert par le Shuttle permet ici d’être à l’abri des baisses d’IPS, la durée de vie de notre clavier et de notre souris s’en trouve par conséquent grandement allongée.
Ne pas avoir à choisir, nous voici enfin dans ce cas. Habitués à jongler avec les nombreux, très nombreux paramètres du fichier ini d’Oblivion pour obtenir une fluidité maximale, le Shuttle nous dispense de ces réglages fastidieux. Il nous offre la possibilité d’activer l’antialising et l’HDR tout en passant la majeure partie des paramètres sur le maximum possible sans modification du fichier ini. Un pur bonheur que de recommencer le jeu et de (re)découvrir les berges du lac Rumare, faisant le tour de la cité impériale coursé par un loup et deux rats gonflés aux stéroides …
Une fluidité parfaite, le curseur sur « High Quality », l’HDR et l’antialiasing activés, que demander de plus (qui a dit une Chimay bleu ?). D’autant que nos configurations précédentes étaient particulièrement à la peine malgré des concessions pas toujours évidentes. La encore le Shuttle nous redonne envie de nous plonger dans le jeu, rien que pour le plaisir des yeux. « Bah ouais hein !», comme dirais ma collègue de Calais (à prononcer comme D. Boon donc), ça reste Quake 4 donc si c’était pour le plaisir de jouer … « Bah on y jouerais pas hein!».
C’est avec un petit sourire aux lèvres que nous voyons la « révolution » de Mr Carmack se mettre à genoux devant notre configuration de combat. Il nous aura fallu deux ans pour arriver à afficher une fluidité acceptable en toute condition, avec toutes les options bloquées au maximum et dans une résolution « immergente » … D’un autre coté, 3750 euros et une attente deux ans pour afficher un écran à moitié noir et jouer avec une lampe torche ça semble un peu exagéré…
Constat mitigé pour un des jeux les plus beaux et les plus prenant auxquels nous ayons pu jouer. Notre configuration à base de 1900 XT nous permettait de jouer confortablement en très haute qualité avec l’HDR activé, le Shuttle ne nous apporte que quelques IPS de plus. A l’inverse il ne nous permet pas d’activer l’antialiasing en même temps que l’HDR, chose que la 1900XT autorise, mais avec une fluidité limite. Néanmoins, pour réellement redécouvrir ce jeu, il est indispensable d’activer l’HDR et le « post processing », l’antialiasing n’étant pas indispensable dans ces résolutions. Dans ce cas les performances de la 1900XT tombent à 54 IPS (HDR + post process) et celles de la 7950GX2 se maintiennent confortablement à 81 IPS.
Battle For the Middle Earth
Pas de gain significatif entre notre ancienne configuration et le Shuttle, du moins pas de gain apparaissant sur les graphiques. En réalité, les ralentissement durant le jeux ont été quasi absents lors de la partie que nous avons disputée avec le Shuttle. A l’inverse notre ancienne configuration de 2006 « accrochait » parfois. Rien de bien gênant, ni de comparable aux ralentissements apparus lors du passage au 1680x1050 sur notre configuration de 2005 (un joli slide-show digne d’un économiseur d’écran), mais assez pour que cela nuise à l’immersion. Gageons que les 4 Go de mémoire y sont pour quelque chose.
Nous avons gardé le plus compliqué pour la fin, histoire de récompenser ceux qui nous auront suivis jusqu’ici. Cette mouture de la juteuse licence d’EA, très probablement codée et optimisée avec les pieds, demande beaucoup de concessions pour que l’on puisse y trouver un peu de plaisir. Jouable sur le Shuttle et sur notre configuration de 2006,avec l’HDR, l’antialiasing, et tous les détails bloqués au maximum, le « gameplay » s’apparente à celui d’un Kart doté d’un moteur de tondeuse à gazon. En baissant l’antialiasing et quelques détails, les sensations de vitesse apparaissent rapidement avec le Shuttle. Il faut faire une croix sur l’antialiasing et sur nettement plus de détail pour arriver au même résultat sur notre configuration de 2006.
Un mot sur les nuissances sonores et sur les températures
Le plaisir de jouer passe par une bonne immersion dans le jeu. Hors il est de notoriété publique que le pourcentage de « headshot » à CS:S est inversement proportionnel aux décibels sortants des sèches cheveux et des conversation téléphoniques entre une belle mère et sa fille. De fait il nous semble important de vous préciser ici que le SD37P2 3700G est assez bruyant en pleine charge. Juste assez pour être dérangeant si l’on joue avec des enceintes branchées, juste assez peu pour être oublié si l’on joue avec un casque. Les ventilateurs s’époumonent de façon variable durant les jeux, voici la moyenne des températures et des rotations des ventilateurs, lors de notre protocole de burn (ATItool alternant avec 2 CPUburn pendant 2 heures) :
Ca chauffe très dur. La raison est simple : nous nous sommes refusés à faire des concessions sur les nuisances sonores. Nous avons laissé les ventilateurs du processeur en mode SMART et les 2 60mm en ultra-low. Du coup tout le monde en prend un coup, le processeur n’est pas loin de sa température de throttling, le disque dur s’approche grandement des températures d’utilisation déconseillées. Les cartes graphiques gardent une certaine marge avec leur température limite, la température du chipset est assez élevée, mais pas vraiment préoccupante. Autant de puissance dans si peu de place ça se paye, espérons qu’en terme de fiabilité les composants tiennent la route, au qu’à défaut le SAV de Shuttle soit performant.
Bilan de la journée.
Non vous n’aurez pas le droit au « Wouhouuuuu », aux petits cris de joie et à la « Chicken dance » qui vont avec, n’insistez pas. Si nous avons été impressionnés par la puissance de l’ensemble, nous restons un peu sur notre faim. Evidemment les performances sont de tout premier ordre, et sauf exception, tous nos jeux habituels sont jouables en 1680x1050 avec le maximum de détails. C’est ce que nous attendions d’une telle configuration. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des monde si ce Shuttle était doté de la carte graphique la plus puissante du marché. Ce n’est malheureusement pas le cas et c’est bien là le drame de ce Shuttle. Comme pour de nombreux produits à la pointe des performances, le délai entre leur conception et leur disponibilité réelle est trop long, ils sont (trop) souvent dépassé lors de leur sortie d’usine. La mise sur le marché des Geforce 8 sonne le glas de la suprématie de la 7950 GX2 dans la gamme Nvidia. Une Geforce 8800 GTS est à peine plus chère, plus performante et assurera une compatibilité avec DirectX 10, en plus de supporter l’activation de l’antialiasing et de l’HDR en FP16 (du MSAA : multisample antialiasing, pour être exact). Seul écueil à ce raisonnement : la disponibilité limitée des 8800 GTS…
Ecrit par damien v. (Visiteur), le 14-03-2007 00:40
mettre une 8800gts (même à 320mo) ne fait pas gagner de slot pci... (ce sont des cartes double slot : en tout cas pour l'instant)... Et puis un slot pci-express de libre c'est pas forcément très utilisable...
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