Aurélie Filippetti, ministre de la culture, estime qu’Hadopi coûte trop chère, face à une efficacité plus que relative. Les crédits accordés à la Haute autorité seront revus à la baisse en septembre. 
Cela se confirme : Hadopi va définitivement chercher un crédit ! La ministre confirme en effet au Nouvel Obs « Douze millions d'euros annuels et 60 agents, c'est cher pour envoyer 1 million d'e-mails d'avertissement aux personnes « flashées » en train de télécharger illégalement sur les réseaux peer-to-peer ».
Elle ajoute alors « Dans le cadre d'efforts budgétaires, je vais demander que les crédits de fonctionnement de l'Hadopi soient largement réduits pour l'année 2012. Je préfère réduire le financement de choses dont l'utilité n'est pas avérée ». « Une chose est claire: Hadopi n'a pas rempli sa mission de développement de l'offre légale ».
En effet, l’autorité est chargée d’encourager l’offre légale des biens culturels sur le web, dont la musique, les films, les séries tv, les livres etc. Et ce, en plus de sa mission de lutter contre le téléchargement illégal. Mais les derniers résultats ont démontrés que malgré une légère baisse du téléchargement en peer-to-peer, les offres légales restent peu développées en France.
Quel avenir pour Hadopi ? La ministre ne va pas jusqu’à parler de la disparition de l’autorité, la mission de Pierre Lescure n’étant pas terminée, les conclusions étant prévues pour mars 2013. Néanmoins, les résultats d’Hadopi étaient déjà faibles avec 12 millions d’euros, que donneront-ils avec un budget nettement moins important ? La ministre ajoute enfin que « l’essentiel est d’aller au-delà du cadre Hadopi ».
La rentrée s'annonce mouvementée !

















