Test : Boitier Cooler master Cosmos S |
| Écrit par La rédaction le 22-02-2008 - | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Introduction Quelques mois après le lancement d’un nouveau haut de gamme boîtiers, le Cosmos, Cooler Master remet le couvert en nous proposant la version S. La gamme Cooler Master est très étendue en matière de boîtier, le mot est faible : A la base le Stacker est un boîtier orienté performance avec un concept de refroidissement relativement poussé. Le Cosmos est apparu l’année dernière, en se positionnant en haut de gamme au côté du très célèbre Stacker que nous venons d’évoquer. C’est un boîtier orienté gamers, il inaugure une nouvelle ligne de produits nommée Storm. Celle–ci s’adressera aux joueurs et sera composée de boîtier, ventirads et alimentations, dans un premier temps cette nouvelle gamme se destine au marchés d'Outre -Atlantique. Les changements ne sont pas mineurs par rapport à la 1ère version, le prix déjà, de 150 à 170 euros il passe à 209 euros en prix de vente conseillé, belle hausse de prix, justifiée ? C’est ce que nous vous invitons à découvrir.
Présentation Spécifications :
Caractéristiques de ventilateurs livrés : Composition de conditionnement :
Prix public conseillé : 205 €, garantie 1 ans
Façade hors norme pour un boîtier qui l’est tout autant, c’est la première impression qui nous parcourt. Le Cosmos est plutôt haut sur pattes, c’est plus qu’une impression puisque 2 barres latérales assurent le rôle de pied. Ce n’est pas qu’un artifice esthétique mais une façon de ménager une circulation d’air sous le boîtier, pour cause d’emplacement d’une prise d’air. Nous retrouvons le même style de barre sur le dessus du Cosmos, très utile pour manipuler le coffret, elles s’apparentent à des barres de toit de voiture. La façade comporte 7 emplacements 5.25 P et 3 caches similaires en bas de boîtier, ils correspondent aux 4 emplacements 3.5P internes.
Le sommet de la façade abrite le bouton marche/arrêt, il est de type à effleurement, il est donc sensible. Pendant les tests nous avons bien éteint le Cosmos une bonne dizaine de fois par mégarde… Point de témoin de fonctionnement lumineux, le bouton s’illumine en rouge dès mise sous tension. A sa gauche le témoin d’activité disque dur, rouge lui aussi. Le panneau des entrées sorties se trouve sur le dessus du boîtier, une petite trappe escamotable dissimule les 4 ports USB, les entrées sorties audio, un connecteur FireWire et un port E-Sata. Un petit symbole également éclairé de rouge permet de repérer rapidement les connecteurs dans la pénombre Le dessus de notre Cosmos apporte également son lot d’innovation. Il suffit d’ôter la vis moletée de verrouillage à l’arrière pour déboîter le dessus. Nous apercevons donc les 3 emplacements pour ventilateur de 120 mm en extraction haute, un ventilateur de 120 mm est livré. La proximité d’un passage de tuyau pourrait laisser penser qu’il est possible de positionner un radiateur de dissipation dans le cadre d’un watercooling dans cet emplacement. Ce n’est pas très large 135x380 par 20 mm donc difficile…
Le panneau gauche est également très particulier, puisqu’une grosse partie de sa surface est occupée par une entrée d’air. Le concept présent en façade est repris, tôle perforée, filtre, antipoussière sur montant en plastique. Mais surtout, on ne peut le louper, un ventilateur de 200 mm trône à hauteur des cartes graphiques. Le panneau de droite est totalement occulté, la partie arrière est somme toute devenue classique. L’alimentation prend place en bas, au-dessus la carte mère, et ses emplacements cartes filles. Le ventilateur de 120 mm livré est à côté du back panel I/O. Au sommet nous découvrons le passage des tuyaux dans le cadre d’un watercooling et de part et d’autre les leviers de verrouillage des panneaux latéraux.
L’impression générale est plutôt bonne même si certains trouveront à redire sur l’esthétique du Cosmos S, mais là tout est affaire de goût. L’ensemble présente une bonne rigidité, il faut dire que les panneaux latéraux sont doublés par une structure métallique. La finition de ces panneaux est assez rude et laissent des traces de doigts.
L'intérieur Le bloc d’alimentation se positionne en bas de boîtier, il repose sur un support surélevé d’environ 10 mm. Au centre de celui-ci une ouverture est pratiquée que l’on retrouve au fond du coffret, elle permet au ventilateur du bloc de puiser de l’air frais pour son refroidissement. Un filtre est livré. Deux sens de montage possible pour le bloc, ventilateur vers le bas comme précité, ou alors ventilateur sur le dessus. Cette dernière position peut permettre une extraction des calories en provenance des cartes graphiques. Le socle est recouvert de mousse isolante dans le but de réduire la transmission des vibrations au châssis. Juste devant, un emplacement pour un ventilateur de 120 mm. Nous comprenons mieux la position surélevée du Cosmos S, favoriser la circulation d’air pour les ventilateurs présents au fond du boîtier.
Sur le devant, la cage des disques durs. Là où la version RC1000 comportait un dispositif anti vibratoire par disque, sur la version S c’est la cage tout entière qui est amortie. L’amortissement utilisé est constitué de bagues en silicone venant se loger dans une plaque solidaire du châssis par des vis. Le nombre de disque a été diminué puisqu’il est passé de 6 à 4, ils ne sont plus montés transversalement mais longitudinalement. Un adaptateur 3.5 P vers 5.25 P est livré pour l’adaptation d’un disque supplémentaire.
Au dessus les 7 emplacements pour lecteur optique. Ils adoptent une fonction sans vis, une fois le lecteur mis en place, il suffit de presser sur le bouton bleu pour que le verrouillage s’opère, une autre pression le libère. L’autre ventilateur en extraction est constitué par un autre ventilateur 120 mm, il est identique à celui du dessus. Ils portent la référence A12025-12CB-3BN-F1, possèdent un CFM de 44.03 à1200 tr/min pour un niveau de bruit de 19.8dB(A), ce sont des ball bearing donc roulement à billes. Ils ne sont pas gainés, les fils ont donc tendance à s’accrocher sur la carte mère…
Un petit résumé de la ventilation : En aspiration : En extraction : Il convient de rajouter à cela les caches en façade aérés ainsi que le panneau gauche présentant la même structure.
Par rapport à la version RC1000, les gros changements sont l’adjonction d’un 3e emplacement au sommet et bien sûr le gigantesque 200 mm sur le côté gauche. Le ventilateur des disques durs a été déplacé, il était auparavant au fond il est maintenant devant. Une autre modification d’importance, il n’y a plus la mousse isolante sur les panneaux latéraux.
L'intégration
La place ne manque pas, le montage de la carte mère ne pose dons pas de soucis particulier. De nombreux passages permettent un montage propre et un bon agencement de l’intérieur du boîtier. Attention malgré tout, cela rallonge le chemin jusqu’au haut de la carte mère, notamment pour les connecteurs Atx 4 ou 8 points. Il convient de bien organiser les câbles sous le support de carte mère donc côté droit au risque de ne pouvoir refermer le panneau L’alimentation comme nous l’avons signalé peut être montée dans 2 orientations, la première profite de l’ouverture dans le fond du Cosmos S, elle aspire donc de l’air frais. La seconde, le ventilateur du bloc aspire à l’intérieur du boîtier, selon nos essais le gain en matière de ventilation du boîtier est négligeable. Un point positif aucune limitation en profondeur...
Au niveau des disques durs, l’affaire est un peu différente puisque dans la version Storm de notre Cosmos, c’est la cage complète qui est antivibratoire.
Les lecteurs optiques n’amènent pas de commentaires particuliers, le lecteur se glisse par le devant, une fois en position il suffit d’appuyer sur le bouton bleu. La fixation n’est opérationnelle que sur le côté gauche.
Les protocoles de test Nous allons utiliser la configuration suivante :
Ventilateur additionnel : Test de refroidissement : La mise en température sera effectuée avec Cpu Burn sur chaque core du processeur et conjointement, AtiTools en mode Scan pour artefact. La durée du test est de 2 heures, les valeurs les plus élevées seront retenues. Les nuisances sonores : 2 mesures seront faîtes sur le devant du boîtier à 15 cm et à 1 mètre. Les températures Ce premier graphique reprend les relevés effectués sous 5 configurations
Comme vous le constatez, les différentes configurations s’articulent autour du 200 mm. Dans un premier temps, c’est une des particularités de ce boîtier mais c’est surtout le gros générateur de nuisances sonores. .
Il fallait s’y attendre, le processeur et la carte graphique sont touchés plus par l’ajout du 120 mm en haut que de l’arrêt du 200 mm du panneau gauche. Il en va tout autrement des cartes graphiques qui accusent une hausse de 7°C et se moquent du 120 mm en extraction haute.
Les disques durs bénéficient d’un ventilateur de 120 mm qui leur est pratiquement dédié ou tout au moins les disques sont placés sur le chemin direct de flux. Il est donc logique que les rajouts ou les enlèvements de ventilateurs ne les touchent pas beaucoup. Les nuisances sonores : La mesure est faite sur devant du boîtier à 15 cm et à 1 mètre. Nous respecterons nos 5 configurations de test
Nous nous y attendions le 20 mm qui représente le cœur de la dissipation du Cosmos S est aussi la plus grande source de nuisances sonores. Sinon il ne fait pas dans la discrétion, c’est un fait…
Conclusion : Nous voici parvenu au terme de notre test, un boîtier hors norme que ce Cosmos S, nous aimerions bien en tester tous les jours. Le Cosmos S possède beaucoup de particularités, attestant d’une démarche d’optimisation certaine. Le refroidissement est bien sur le 1e de la liste. L’extraction est soignée, pas moins de 4 emplacements ventilateurs sont présents, 2 sont livrés. L’aspiration fait appel à un classique ventilateur de 120 mm en bas de façade mais aussi à un 200 mm positionné sur le panneau latéral gauche et un emplacement de 120 mm à fond de boîtier.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais dès qu’un boîtier s’oriente vers les gamers, on craint le pire au niveau du bruit. A croire que les joueurs sont tous sourds ce qui n’est pas le cas, fort heureusement. A ce niveau, le Cosmos S ne déroge pas franchement à la règle. Il se montre relativement bruyant. Cette nouvelle version a perdu ses panneaux d’isolant phonique, adopté un 200 mm mais aussi de la tôle perforée un peu partout, c’est très largement suffisant pour perdre un certain confort.
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