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Arlo : le système de vidéo-surveillance utlime ?

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Vous souhaitez vous équiper d’un système de vidéo-surveillance avant de partir en vacances ? Parmi la pléthore de solutions, nous avons pu tester celle de Netgear : Arlo. Moteur… On tourne… Action !

Souriez, le petit oiseau vous filme ! Nous pourrions tout simplement commencer notre test de la nouvelle solution de vidéo-surveillance Netgear baptisée Arlo de cette manière. Mais avant d’analyser en détail le produit provenant très probablement de la gamme VueZone, regardons les packs proposés, les offres et la concurrence.

L’offre se découpe selon deux axes : un premier avec la station d’accueil et le nombre de caméras, le second avec une offre de stockage « Cloud ». Pour commencer, il est possible de prendre le premier pack, sous la référence VMS3130 contenant la station d’accueil et une première caméra. Ce pack est aujourd’hui disponible autour des 270€ selon le revendeur. On peut aussi opter pour un pack avec deux caméras et toujours la station d’accueil indissociable pour, cette fois, une facture de 399€. Enfin, Netgear passe le pack à trois caméras pour 519€. Ainsi, si l’on calcule, plus vous choisissez de caméras, moins elles coutent cher au moment de l’achat. Toujours est-il que l’on peut aussi en rajouter quelque unes si nous avons besoin d’étendre la surface couverte par la solution Arlo. La caméra est vendue donc seule au prix de 170€.

Le matériel

Nous reviendrons sur l’offre « Cloud », bien entendu. Mais pour savoir si Arlo peut vous être utile ou encore répond à votre besoin en terme de vidéo-surveillance, nous allons approfondir notre test en commençant par le matériel fournit. Le pack mis à disposition par Netgear comporte deux caméras et la station d’accueil. Au dos de cette dernière, un bouton on/off, une prise RJ45 Gigabit Ethernet et deux ports USB 2.0 pour de la sauvegarde. Rien d’autre. La station, qui ne peut être que posée verticalement, pour le refroidissement passif des puces à l’intérieur du boîtier, puise dans la norme WiFi pour connecter les caméras.

vmc3030 2Bloc caméra autonome IP65

Comme nous l’a expliqué Netgear, il s’agit véritablement d’un signal WiFi, mais « customisé » pour améliorer la sécurité mais aussi la portée. A cela se rajoute également la suppression des messages de « keep-alive » de la norme WiFi pour économiser la batterie des caméras. Et c’est là que l’on vous parle des caméras et le pourquoi une telle modification de la norme WiFi.

Les caméras sont totalement autonomes. Aucun fil. Un tout petit bloc assez lourd, au creux de la main, la caméra filme en 720p, de jour comme de nuit, avec ses LED infrarouge (portée 7,5m) et son capteur de mouvement. Les piles installées à l’intérieur de type CR123 sont les mêmes que l’on trouve en grande surface pour alimenter certains appareils photos par exemple. On nous assure que la solution est prévue pour tenir jusqu’à un bon six mois avec les mêmes piles. Comment ?

Et bien, Arlo ne filme tout simplement pas en permanence. La vidéo ne se déclenche que lorsque l’utilisateur visionne à distance l’une des caméras ou que le capteur de mouvement détecte un objet passant dans son champ. Ainsi, l’autonomie peut être assurée en n’ayant pas un flux continu vidéo depuis le bloc vidéo jusqu’à la station d’accueil.

Autonome, la caméra se pose donc n’importe où, sans avoir à percer de trous de part en part de son mur ou prévoir d’installer une câblerie réseau dans des recoins de son domicile ou de son bureau pour y installer Arlo. De base, le pack propose une sorte de demi-sphère argenté mais non brillante un peu rugueuse que l’on accroche à un système standard de vis. La caméra disposant d’un aimant assez puissant à l’arrière, vient se coller sur cette demi-sphère. La maintenance devient alors un jeu d’enfants. On prend la caméra, on l’ouvre, on remet des piles et on la repose à sa place.

VMC3030 3546 Kitchen CeilingMt horiz MedResLe système d'attache est enfantin…

On note tout de même que Netgear fait mention d’une « protection contre les intempéries ». Le couvercle de piles utilise un système à pression par ressort que l’on ferme ensuite par un glissement pour maintenir une certaine étanchéité du boîtier. Netgear nous ajoute que nous sommes ici sur une solution prévue pour la pluie, mais pas les jets d’eau, clairement. Elle fonctionne donc dehors, mais préférera l’ombre puisqu’elle ne fonctionne pas au-delà de 50°C. En hiver, elle congèle à partir de -10°C. Bien entendu, ce sont des informations pratiques fournies par Netgear. Nous aurions pu tester la caméra dans un congélateur, mais le blindage ne nous a pas permis de vérifier cela.

Puisque nous sommes face à une solution totalement sans fil, il faut bien sûr contrôler ce point. Et comme Netgear a fait le choix de modifier son système de transmission, Arlo supporte jusqu’à 900 m2 de surface selon la mention sur le pack. De notre côté, la station étant au deuxième étage d’un pavillon d’ancienne génération avec des murs épais (le WiFi a franchement du mal à passer), nous avons installé une première caméra dans l’escalier au premier et une seconde à l’entrée principale.

arlo 1Deux barres de WiFi sur la capture, mais parce que nous avons tenté de faire décrocher le signal en montant le plus haut possible la station.

La première capte le signal sans perte comme en témoigne le logo WiFi. La seconde a perdu une seule barre et nous n’avons pas observé de décrochage lors de nos tests de détection et d’enregistrements. La surface couverte est donc plutôt bonne. Concernant la détection, malgré la mise en garde du guide utilisateur, elle fonctionne bien, même de face puisque nos colocataires ont été pris en flagrant délit de vol de Michoko (Nous avons une petite réserve dans le couloir).

Le « Cloud »

Passons maintenant à l’enregistrement en tant que tel. Avec un capteur de 720p et un capteur de mouvement, la caméra envoie, en flux direct sur les serveurs de Netgear, la vidéo déclenchée selon la durée paramétrée dans le panneau de configuration en ligne. En effet, rien n’est fait depuis la station d’accueil : tout se fait en ligne. Chaque caméra peut être renommée pour être facilement identifiable (notamment pour les applications mobiles) mais aussi pour le système de déclenchement.

 

Toujours dans le panneau de configuration en ligne, il est même possible de définir qui déclenche quoi. Voici un exemple : la caméra posée au-dessus de la porte d’entrée et qui détecte les mouvements dans l’allée d’accès à la maison déclenche alors la caméra située à l’intérieur. Ainsi, même si la caméra extérieure est vandalisée par les intrus, la caméra intérieure filmera l’intrusion puisque déclenchée en amont par la première.

arlo 6Pour la caméra de l'escalier, on commence à filmer au déclenchement du détecteur de l'entrée.

Avec l’application installée sur le mobile, on reçoit une notification push pour signaler le démarrage d’un enregistrement et depuis quelle caméra. Ensuite, un email nous parvient avec un lien avec le stockage Netgear, géré par une instance Amazon S3. Entre le moment de l’alerte et la réception, un délai de 10 secondes est observé. Pour vous situer l’environnement, nous avons une ligne ADSL de test située à 5 km du DSLAM avec une atténuation de plus de 40 dB. On obtient alors un débit descendant de 4 Mb/s et un tout petit flux en upload d’à peine 100 ko/s.

La qualité est bonne en visualisation directe depuis une connexion 4G vers la station d’accueil en passant par l’infrastructure Amazon. La consultation post-alerte est de qualité égale. La compression est donc globalement bien assurée par le processeur MIPS des caméras pour limiter au maximum les problèmes d’accès à Internet les plus lents.

arlo 2La bibliotèque en ligne permet de récupérer les vidéos au format mp4

Le système de gestion des enregistrements est tout aussi bien fait avec un calendrier pour consulter les événements. Une liste avec prévisualisation des vidéos est affichée par jour sélectionné.

Le pack de base propose 1 Go de stockage. Dans le panneau de configuration, soit on efface progressivement les plus anciennes vidéos, soit on alerte l’utilisateur que la taille de stockage est atteinte et un blocage est posé sur l’enregistrement. Par défaut, c’est la seconde option qui est cochée. Avec 1 Go de stockage, c’est largement suffisant pour de la surveillance domestique. Cependant, une autre contrainte peut être atteinte avec le compte inclus dans le pack : il n’est pas possible de coupler plus de cinq modules. Si vous souhaitez poser plus de caméras, il faudra passer sur l’option payante au-dessus à 8,99€ par mois ou 89€ pour un an.

arlo 3Définition de plages horaires en glissant les tirets noirs. Il est possible de rajouter autant de crénaux souhaités.

Netgear nous a confirmé qu’il était possible de souscrire à une option ponctuellement pour augmenter la taille de stockage pendant un certain temps puis de revenir à la version gratuite. Un petit plus, par exemple, si l’on part en vacances pendant un mois que l’on configure en déclenchement H24 avec une personne qui passe pour relever le courrier et nourrir le chat. Ainsi, toutes les vidéos sont stockées en attendant votre retour. En repassant sur l’option non-payante, la taille de stockage peut être dépassée. Pas de souci nous assure-t-on puisqu’il est possible de récupérer les vidéos avant de les supprimer. Après téléchargement, on obtient une vidéo portant l’extension mp4 qui se lit parfaitement avec VLC (y compris sur mobile).

La concurrence

Si l’on est globalement satisfait par la solution clé-en-main de Netgear, Arlo se positionne tout de même assez cher sur le marché par rapport à la concurrence. Tout du moins, par un rapide coup d’œil sur les boutiques en lignes, les caméras IP affichent une étiquette de prix variant entre 20€ et 150€. Mais qu’avons-nous pour ce prix ? Basse définition, WiFi classique (mais plutôt utile pour la sauvegarde sur NAS), percement de mur pour passer un câble d’alimentation (si l’on opte pour une version WiFi, sinon il faut faire un plus gros trou pour passer le RJ45 et le câble d’alimentation), etc.

Avec une caméra IP filmant en 720p, en continu, le prix moyen est d’une centaine d’euros. Auquel, il faut encore rajouter le serveur de stockage, un NAS par exemple que l’on prend autour des 150/200€ pour un entrée de gamme. Au final, le prix des deux caméras IP, plus le stockage, nous arrivons au même prix qu’Arlo. Qu’a-t-il en plus dans ce cas ? La détection de mouvement, que l’on peut aussi configurer sur un NAS Synology par exemple (avec la licence adéquate). Un système réellement sans fil, ce que ne peuvent pas franchement faire les autres solutions concurrentes, pour l’instant.

En conclusion, Arlo se positionne donc à un niveau tarifaire dans la bonne fourchette, bien que relativement cher à l’achat au départ. Mais la facilité d’installation et la maintenance en font un produit complet et d’une prise en main rapide. Après s’être rendu sur arlo.netgear.com le guide de configuration est clair. Avec le stockage dans un serveur distant, et proposé gratuitement, même en cas de vol des équipements, les vidéos sont toujours accessibles. C’est sûrement la première fois que l’on peut dire apprécier une solution de vidéo surveillance sans prise de tête ni de coûts cachés.

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