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Boîtier Bitfenix Colossus Mini : Test et Avis

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Bitfenix, constructeur de renom, nous a gratifié aujourd’hui du Colossus Mini, boîtier cubique mini-tour sorti des laboratoires les plus fous du constructeur, qui auront réussi à combiner l’essence ATX du Colossus, l’un des emblèmes de la gamme ATX du fabricant et l’essence mini-ITX de l’un des grands cartons de l’année dernière, le Prodigy.

Du Colossus, on retiendra la place intérieure (en effet, le Colossus Mini en impose par ses dimensions, par exemple il accepte un ventirad de jusqu’à 175 mm de hauteur … ) ainsi que des options de stockage pas piquées de hannetons pour sa taille. Du Prodigy, on retiendra un design intérieur très très semblable et un format mini ITX compact (mais pas trop … ).

Bien sûr, cette filiation pesait lourd sur nos attentes et c’est avec une attention particulière que nous nous sommes penchés sur le cas du Colossus Mini, rien que pour savoir s’il se montre à la hauteur de son héritage.

Et c’est ce que nous nous sommes attachés à faire en le soumettant à l’épreuve du montage, puis à l’épreuve des températures, puis enfin à l’épreuve du son. Nous avons compilé toutes les données qui s’en sont suivies et les avons misesen forme pour constituer le test que voici et dont vous n’êtes qu’à un clic près.

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Bitfenix nous a gratifiés avec le Colossus Mini une tour qui porte bien son nom. En effet, on parle d’une tour cubique mini-ITX, qui peut pourtant contenir un ventirad de 175 mm tout au plus de haut, plus que bon nombre de boîtiers ATX, comme par exemple le Corsair 450D, le dernier boîtier en date que nous ayons testé.

Pour mieux situer la chose, apprenez que le Colossus Mini mesure 33 cm de haut sur 25 cm de large et 37.4 cm de long, se composant majoritairement d’acier mais également de plastique (façade avant) et du revêtement propre à Bitfenix, le « SofTouch » (la partie supérieure de la tour).

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On ne passera que difficilement à côté le « LiteTrack » système d’illumination latéral à forme d’éclair, qui dispose de son interrupteur de gestion dédié sur le côté gauche de la tour, qui fait varier la couleur entre teintes vertes, bleues et deux sortes de rouge (ou alors une seule teinte de rouge et une autre orange, mais dans ce cas-là, la nuance n’est pas flagrante, flagrante …), voire de l’éteindre complétement.

Personne n’aura manqué les similitudes entre les design intérieurs de ce Colossus Mini et celui du Prodigy du même fabricant, testé ici par Arnaud et pour cause les deux sont quasiment identiques.

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Derrière la porte à battant unique (amovible) du Colossus Mini, qui reste fermée grâce à un système d’aimants, se dissimulent une baie externe de 5.25 pouces et une prise d’air grillagée.

Derrière elle, un ventilateur de 120 mm fourni et un emplacement de 80 mm libre, bien que ce soit (un  peu plus) plus compliqué que cela en fait. Il reste effectivement assez d’espace pour monter un ventilateur de 80 mm si vous laissez celui de 120 mm fourni, néanmoins vous pourrez le remplacer au choix par un modèle de 14, de 18, de 20 ou de 23 cm.

Les ports USB (ici deux ports USB 3) et sorties audio jack 3.5 mm se trouvent par contre sur le côté droit, côté où sont reliés les câbles qui proviennent habituellement sur la façade avant.

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La partie supérieure, entièrement amovible, est dévolue au refroidissement avec assez de place pour un radiateur de 24 cm de long (la baie interne de 5.25 pouces est parfaitement démontable) qui sera surmonté par un filtre à poussière lui aussi amovible.

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Sur la façade arrière, on note principalement que l’alimentation est en position basse (couverte par un filtre à poussière en position basse), fixée sur un support amovible avant d’entrer dans son caisson séparé du reste du boîtier, que la carte-mère est placée dans le sens horizontal, d’où un tel espace en hauteur, avec deux emplacements PCI et que le ventilateur de 120 mm, fourni lui aussi d’office, chargé d’évacuer l’air chaud de l’intérieur du boîtier, peut être remplacé par un modèle de 14 cm.

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En ce qui concerne les options de stockage, le Colossus Mini comprend deux cages à disques durs, la première, extractible sans outil, comprend trois tiroirs pour disques durs de 2.5/3.5 pouces, la seconde, pour laquelle il faut se munir d’un tournevis afin de l’enlever, comporte deux tiroirs identiques.

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Une fois ceci fait, pour x raison (monter un couple radiateur + ventilateur à l’avant notamment, chose impossible avec les deux cages montées), on découvre trois baies dédiées aux disques de 2.5 pouces : deux verticales sur le caisson de l’alimentation et une dernière placée horizontalement en-dessous des deux cages, difficilement visible sans cela, sauf pour les pas de vis sur la face inférieure de la tour.

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Bitfenix fait partie de carré restreint de constructeurs qui connaissent leur affaire et en apporte aujourd’hui encore la preuve avec ce Colossus Mini.

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Premièrement, comme nous le faisions remarquer plus tôt, enfin un boîtier mini ITX avec du cable management dedans !!!! Non pas que ce soit le premier du genre, loin de là d’ailleurs, le Prodigy s’illustrait déjà en ce sens et d’autres auront très certainement repris l’idée depuis. Toujours est-il que c’est suffisamment rare pour être souligné (d’où le titre).

Ensuite, l’extérieur du Colossus Mini est presque entièrement démontable, à l’exception bien sûr des parties arrière et inférieure, ce qui permet d’accéder plus aisément à son « intimité », facilitant de fait la phase de montage.

Enfin on ajoutera que l’intérieur en est aussi (presque) démontable, les baies internes de 2.5/3.5 pouces et l’unique baie externe de 5.25 pouces, à l’exception notable et prévisible du support carte-mère …

Mais passons maintenant à la phase de montage à proprement parler.

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Tout d’abord, après avoir enlevé toutes les parties extérieures amovibles, nous avons enlevé les deux cages à disques durs, la première tout simplement en appuyant deux languettes de plastique puis la seconde en ôtant six vis par le dessous. Deux d’entre elles étant situées sous les pieds, prenez bien à ne pas coller définitivement ces derniers avant d’en avoir totalement fini.

Tout cela pour permettre un accès plus facile par la suite à la face où se trouvent les connecteurs de notre alimentation de test Be Quiet!, semi-modulaire.

Ensuite fut placée sur son support la carte-mère (quatre vis et l’affaire était dans le sac), tous les câbles, cordons, nappes branchés, y compris ceux issus du panneau latéral droit, leur longueur permettant de monter le Colossus Mini sur table tout en laissant reposer le panneau latéral sur celle-ci.

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Comme nous l’avons dit plus haut, alors que la hauteur maximale pour le ventirad est de 175 mm, la carte graphique devra mesurer jusqu’à 18 cm ou jusqu’à 33 cm radiateur compris, si un ventilateur trop grand en façade avant ne vient pas l’entraver.

Par exemple, notre MSI HD 7790 de test, qui mesure un peu plus de 18 cm de long radiateur compris, gênait le remontage de la première cage à disques durs 2.5/3.5 pouces.

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On fera bien de surveiller également la longueur de l’alimentation, l’espace à l’intérieur du caisson étant limité à 173 mm de long, câbles et/ou connecteurs modulaires inclus, ce qui s’est avéré un peu juste dans notre cas particulier.

Alimentation qui aura eu besoin d’être fixée à un support qui lui-même sera fixé plus tard à la tour par quatre vis à mains.

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Vis à mains qui servent également à fixer la carte graphique dans son (ses) emplacement(s) en dehors de la tour, une fois que le cache, lui aussi pourvu d’une vis à main, visant à sécuriser définitivement le montage du composant-fétiche des joueurs.

Enfin, après tout cela, nous avons branché les câbles en tous genres avant d’en finir avec le disque dur, ou plutôt le SSD de notre plate-forme de test dans un des tiroirs prévus à cet effet. Les disques durs de 3.5 pouces se fixant par ergots latéraux et les disques durs de 2.5 pouces par-dessous, grâce aux vis fournies.

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Pour finir, on rappellera que la phase de montage a été pensée en amont et cela s’en ressent indubitablement, sans oublier de souligner, que même dépouillé de toutes ses baies, internes et externe,  le Colossus Mini dispose toujours de sérieuses options de configuration disques durs et de refroidissement qui ne devraient pas laisser indifférents.

Bien que, pour l’instant, Le Colossus Mini nous ait pleinement convaincu, il n’est est pas pour autant exempt de défauts et nous en avons relevé deux jusqu’à présent.

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Selon nous, le plus gros défaut du Colossus Mini s’est avéré, dans notre cas,  l’étroitesse du caisson de l’alimentation qui oblige à démonter tout ce qui gêne pour y accéder. Pour rappel, nous avons dû ôter toutes les cages à disques durs pour accéder plus sereinement à l’arrière de l’alimentation, là où se trouvent les connecteurs modulaires. Oh bien sûr, tout est rentré sans encombres, mais on suggèrera de surveiller aussi la longeur de l’aimentation, en plus de la longueur de la carte graphique et de la hauteur du ventirad. On suggérera également à Bitfenix d’ajouter un petit renfoncement de quelques millimètres sur le support (voir le Xilence Torino par exemple) où vient se fixer le composant pour ainsi quelques mm à l’intérieur de la tour, au lieu des 12 mm de long qui sont disponibles pour les connecteurs modulaires de notre alimentation de test.

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Le second défaut que nous avons retenu concerne la fixation de la carte graphique. Cette dernière est fixée à la tour par un verrou de sécurité dans une glissière que l’on peut mouvoir à l’intérieur de celle-ci, par une première vis à main, à sens d’insertion horizontal, comme cela se voit souvent et comporte deux  autres vis à main, à sens d’insertion vertical, détail qui a son importance, fixant à la fois la carte et le verrou à la tour.

Seulement la vis à sens d’insertion horizontal tombe exactement au-dessus de la deuxième vis à main à insertion verticale, rendant toute opération de serrage (et de desserrage) la concernant très inutilement complexe. Décaler un peu la vis de fixation du verrou résoudrait le problème …

Parce qu’en l’état, il convient d’enlever la vis à insertion horizontale (1) avant d’ôter la seconde vis à main à insertion verticale (2), celle située juste en-dessous de la (1), avant de replacer la vis (1) et d’enlever la première vis à main à insertion verticale (3), afin de pouvoir faire se mouvoir le verrou dans sa glissière, insérer la carte d’extension et replacer dans l’ordre la vis (3), ôter la (2), remettre la (1) et enfin la (2) …

A peu près aussi plaisant en pratique qu’à décrire à l’écrit … (Sous réserve d’une autre méthode qui nous aurait échappé, à moins bien sûr de tout enlever, mais à partir de là, quel est l’intérêt d’un système à glissière ?  …)

Processeur Intel Core i5-3550S

Ventirad Intel stock

Carte-mère Asrock B75 mini ITX

Mémoire vive Kingston 1333MHz HyperX Blu 8 Go

Carte graphique MSI Radeon HD 7790

SSD Corsair F120 120 Go

Alimentation Be Quiet! Straight Power 680 Watts

Windows 7 64 bits Pro

OCCT

Furmark

OpenHardwareMonitor

Grâce à la liste de composants qui suit, ainsi qu’aux logiciels de benchmarking OCCT et Furmark, nous avons pu déterminer les possibilités en refroidissement du Colossus Mini de Bitfenix, sans oublier d’établir sa capacité à étouffer les nuisances sonores, deux des fonctions premières d’un boîtier PC. Le logiciel OCCT, lancé dans une session de trente minutes, permettra de mesurer l’échauffement du CPU et Furmark servira à la même chose, mais se chargera de stresser la carte graphique pendant une minute.

Désirant également mettre à l’épreuve la solution de refroidissement d’usine, nous avons effectué les relevés des émissions sonores à 15 et 100 cm, à 5/7/12 Volts.

Précision qui a aujourd’hui son importance, les tests ont tous été effectués en position verticale.

Tout de suite sans plus attendre les résultats compilés en graphiques.

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La lecture de ces graphiques nous montrent que les composants bénéficient dans tous les cas d’un flux d’air satisfaisant, procuré, on le rappelle, par la solution de refroidissement d’usine, consistant en deux ventilateurs de 120 mm, l’un à l’avant et le second à l’arrière.

Aucun composant ne souffre visiblement de ses températures de fonctionnement, comme le montrent les relevés, tout comme leur linéarité traduit la montée en puissance et en efficacité des ventilateurs.

On gardera toutefois à l’esprit que les composants employés pour ce test sont tous assez peu voire peu énergivores, on pense notamment au Core i5-3550S (TDP 65 Watts) et à la HD 7790, dont la consommation ne devrait a priori pas dépasser 90 Watts.

On finira  en soulignant la très relative efficacité du ventirad stock Intel, qui peine à maintenir notre Core i5-3350S de test dans une fourchette de températures acceptables, au prix de nuisances sonores conséquentes. C’est pas pour rien que les constructeurs se décarcassent depuis des années.

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L’impression que nous avions eue lors des tests de températures s’est confirmée par la suite par l’épreuve des relevés sonores, le Colossus Mini de Bitfenix est un boîtier plutôt silencieux, surtout au repos, comme le montre les relevés correspondants.

Très logiquement, il se montre plus bruyant en charge, d’autant plus à 12 Volts, où les émisssions sonores atteignent 40.7 dB(A), ce qui s’avère peu par rapport à d’autres tours du même acabit ou non et tout à fait tolérable pour cette vitesse de rotation.

Encore une fois, on rappelera les piètres performances du ventirad stock Intel qui ne rend pas spécialement justice aux performances du Colossus Mini.

bitfenixMaintenant que ce test est arrivé à son terme, rappellons en quelques mots que, bien que pourvus de deux défauts principaux (espace laissé aux connecteurs modulaires de l’alimentation et le placement de la vis du verrou de la carte PCI-Express), le Colossus Mini s’avère une réussite sur toute la ligne, que ce soit du point de vue montage, performances en refroidissement ou silence.

Si vous êtes sensible à son aspect extérieur, on ne voit décemment aucune raison de pas vous le recommander, surtout au juger des ses qualités intrinsèques, si vous ne l’êtes pas, on vous dira que Bitfenix a pensé à tout et que l’éclairage externe « LiteTrack » peut tout à fait être éteint et que si vous êtes sensibles aux arguments de la beauté intérieure, on vous rappelle l’existence du Prodigy du même constructeur, au design intérieur très semblable.

A l’issue de ce test, le Colossus Mini aura donc récolté les labels silence et refroidissement et se voit recommandé les yeux fermés par la rédaction 59H.

label 59hardware recommande

 

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flecheQualité Bitfenix,
flecheOpération de montage facilitée,
flecheSilencieux,

flecheEspace un peu étroit en longueur pour l’alimentation,
flecheVis à main carte PCI-Express.

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