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Boîtier Silverstone GD10 : Test et Avis

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Le test 59H du jour porte cette fois sur un boîtier HTPC de salon grand format, terrain de prédilection de Silverstone, le GD10.

La rédaction de 59Hardware vous présente aujourd’hui le test d’un boîtier HTPC, le GD10, l’œuvre d’un spécialiste du genre, Silverstone, qui souhaitait sûrement proposer un ticket d’entrée HTPC à prix contenu.

Sans doute était-ce la vocation du GD09, sorti peu de temps auparavant, dont est issu le GD10, version un peu plus élaborée car comprenant un ventilateur supplémentaire et surtout une porte avant en aluminium du plus bel effet.

Toujours est-il que le GD10 est un bel objet, qui sera pourtant soumis de la même manière à la même méthode de test que tous ceux qui l’ont précédé, à savoir une méthode incluant les benchmarks OCCT et Furmark, qui nous permettront de quantifier la chaleur produite en fonctionnement, pour mieux déterminer les aptitudes (ou non-aptitudes) du GD10 au refroidissement d’une configuration interne.

Nous relèverons ensuite la quantité de nuisances sonores émises en cours de fonctionnement, que nous ferons évoluer en graduant la tension d’entrée entre 7.5, 9 et 12 Volts.

Et, grâce à tout cela, nous serons en mesure de livrer un verdict, que vous retrouverez en conclusion de ce test qui commence dès la page suivante.

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Le Silverstone GD10 est, comme nous l’avons déjà dit, un boîtier HTPC (Home Theater Personal Computer), amené à trôner dans un salon, est un boîtier dont l’esthétique est un critère d’importance, mais certainement pas le seul. En effet, outre les spécifications techniques propres à chaque, sa taille (et par conséquent son volume) demeure un critère primordial.

Du point de vue des dimensions, le GD10 mesure 442 mm de longueur sur 171 mm de hauteur et 362 mm en profondeur, ce qui correspond à un volume de 27.4 litres et pèse 4.8 kg.

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Il se compose en partie d’aluminium (la porte avant), d’acier (châssis, panneau supérieur) et de plastique.

Derrière la porte avant, vraisemblablement le seul élément en aluminium du GD10, on retrouve un emplacement externe pour un disque optique de 5.25 pouces, deux ports USB 3, deux sorties audio jack 3.5 mm, les deux boutons Power et Reset … et c’est tout. Une illustration du design tout en simplicité du GD10, impression renforcée par la sobriété générale.

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Sur les côtés, on ne peut passer outre les quelques filtres à poussière amovibles, indépendants pour ceux-là, qui couvrent l’alimentation et le premier ventilateur de 120 mm, chargé d’apporter de l’air frais à la configuration et celui sur le côté droit qui couvrent les deux ventilateurs en mode extraction sur la partie droite du GD10. Plus une déclaration d’intention que vraiment utile, à notre sens, mais soit.

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On ouvre le dernier-né des ateliers Silverstone par le dessus et il révèle une baie 5.25 pouces amovible, qui repose en partie sur une barre latérale de renforcement qui rajoute à la rigidité de l’ensemble.

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Cette baie amovible participe au placement des deux HDD 3.5 pouces qu’il est possible de monter à l’intérieur du GD10, l’une étant même compatible 2.5 pouces. Il reste une baie interne dédiée aux seules unités de stockage de 2.5 pouces, entre l’alimentation et le ventilateur en mode aspiration.

Hormis les trois ventilateurs de 120 mm fournis, il reste possible de rajouter deux ventilateurs de 80 mm à l’arrière de la tour. On notera aussi la présence d’un évent au-dessus du port PCI +1, comprendre celui qui est horizontal, quand les sept autres sont verticaux.

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Le système de fermeture consiste en une première étape au cours de laquelle il faut visser les cartes d’extension verticalement (prévoir un tournevis long et fin, oublier ceux à embouts) puis une seconde pendant laquelle on vient appliquer une sorte de cache sur le support pour enserrer définitivement les cartes filles (deux vis de plus).

Enfin, le GD10 repose sur quatre pieds dotés de patins de caoutchouc. Le GD10 est en général vendu en gros entre 90 et 100 euros, contre 70/80 euros pour le GD09, très similaire mais un peu moins bien équipé.

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Avant toute chose, l’étape préliminaire du montage consiste à ouvrir le GD10. Pour ce faire, il faut ôter deux vis puis ensuite d’ôter la barre de renforcement (deux autres vis).

Ceci fait, on a enfin accès au support carte-mère (les entretoises sont déjà disposées), sur lequel on placera sans surprise … la carte-mère.

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On en a ensuite profité pour monter le SSD de notre configuration de test près de l’alimentation. Fixation par vis par le dessous de la tour, pas d’accroc notable.

N’oubliez pas de brancher le disque avant le montage afin de se faciliter l’existence, conseil également valable pour la carte-mère et les câbles de l’alimentation si cette dernière est semi-modulaire.

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Nous avons ensuite placé l’alimentation, ATX, au moyen de quatre vis, le ventilateur faisant face à son filtre amovible. Silverstone recommande des alimentations de 22 cm de long tout au plus.

Nous avons ensuite mis en place la carte graphique : après avoir ôté le cache externe (deux vis), nous avons enlevé les caches PCI (une vis chacun) avant de brancher le GPU et de recommencer l’opération dans le sens inverse.

La longueur maximale des cartes d’extension ne devra pas excéder 31 cm environ, pas plus que leur largeur 13.3 cm.

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Au final, un montage assez simple, à condition d’être capable de suivre les étapes décrites par la notice, plus simple par exemple que celui du LC13E, car nombre d’opérations de montage/démontage sont absentes du GD10.

Sauf que … nous n’avons pas encore parlé du ventirad … Nous avons utilisé l’Enermax ETS-N30, 134 mm de hauteur, quand le GD10 est limité dans ce cas à 138 mm, que nous avons monté carte-mère hors boîtier.

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Alors, si en général la hauteur d’un ventirad est évidemment un point crucial quand il s’agit de l’intégrer dans un boîtier, il s’avère que pour le GD10, sa largeur ventilateur compris soit aussi un critère d’importance.

Pour le test, nous avons monté notre configuration de test à l’intérieur du GD10 sans monter la baie à disque optique, mais ce choix est beaucoup plus discutable dans le cadre d’un HTPC de salon.

La raison est simple, le disque optique vient gêner par sa longueur le montage du ventilateur (25 mm de large) du ventirad, au point de forcer au montage à l’arrière du radiateur du ventilateur en extraction.

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La même chose nous est arrivée avec un Cooler Master TX3 première version (pas Evo donc), utilisé sur une configuration qui date un peu maintenant, à base d’Athlon x2 et de Nvidia 9600GT, parfaite pour être recyclée en HTPC. L’un des usages possibles du Silverstone GD10, pour lequel il est tout à fait indiqué.

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N’ayant pas été satisfait par la solution radiateur + ventilateur en mode extraction, nous vous conseillons plutôt un ventirad low profile, ou à faible hauteur, si vous comptez utiliser un lecteur optique grand format avec la configuration que vous confierez au GD10.

Cette solution paraît tout indiquée, il faudra toutefois choisir son processeur en conséquence et ne pas tomber dans des excès comme un CPU hexa-core par exemple, dont la chaleur produite aurait beaucoup de mal à être dissipée dans ce cas.

Configuration :

Carte-mère MSI 890GXM-G45

Processeur AMD Phenom II x4 965 3.4 GHz

Mémoire Kingston HyperX Blu 8 Go 1333 MHz

SSD Intel 510 120 Go

Carte graphique MSI Radeon HD 7790

Alimentation BeQuiet! Straight Power 680 Watts

+

Windows 7 64 bits Pro

OCCT

Furmark

OpenHardwareMonitor

Grâce à la liste de composants qui suit, ainsi qu’aux logiciels de benchmarking OCCT et Furmark, nous avons pu déterminer les possibilités en refroidissement du Silverstone GD10, sans oublier d’établir sa capacité à étouffer les nuisances sonores, deux des fonctions premières d’un boîtier PC. Le logiciel OCCT, lancé dans une session de trente minutes, permettra de mesurer l’échauffement du CPU ainsi que celui de la carte-mère et Furmark servira à la même chose, mais se chargera de stresser la carte graphique pendant une minute.

Nous avons également effectué les relevés des émissions sonores à 15 et 100 cm, à 7.5, 9 et 12 Volts, de la configuration entière, comprendre ventirad + carte graphique + alimentation + ventilateur(s) du boîtier, afin de déterminer si le GD10 est ou pas à la hauteur de la très bonne réputation générale de son fabricant.

En guise de préambule à cette partie, il nous paraît nécessaire de rappeler que nous avons utilisé l’Enermax ETS-N30 pour refroidir le Phenom II 965 de notre configuration de test, et il s’est avéré que le dissipateur Enermax plus ou moins à la peine selon le cas de figure et cela s’en est forcément ressenti lors des tests de températures.

C’est la raison pour laquelle nous ne disposons pas de données concernant la carte-mère en charge à 7.5 Volts, le test OCCT ayant échoué au bout de 3 minutes 24 secondes (comprendre que le CPU a atteint la température fatidique de 75° au bout de ce laps de temps, entraînant de fait la non-validité de cette session de benchmarking).

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Au–delà de 7.5 volts, le GD10 fait montre de ses capacités de refroidissement, bien qu’on remarque, pour la carte-mère et la carte graphique, que les températures relevées se montrent étonnamment constantes, parfois à la limite des instruments de mesure et de la marge de tolérance à l’erreur des relevés.

En ce qui concerne les relevés de sons, l’influence de l’Enermax ETS-N30 se fait encore sentir, tout particulièrement à 12 Volts. Sachez qu’à cette tension, ce dernier produit un vacarme à côté duquel il est IMPOSSIBLE de passer, que le GD10 peine à diminuer.

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En dehors de cela, à tension élevée, le GD10 s’acquitte un peu mieux de sa mission de réduction des nuisances sonores. Enfin dans la limite de ses possibilités (moyennes) en la matière, à cause de l’épaisseur de l’acier utilisé pour sa conception.

En dernier lieu, on fera remarquer que les (trois) ventilateurs fournis avec le GD10 se montrent pourtant des plus discrets.

silverstoneAlors que l’heure de ponctuer finalement ce test est venue, rappelons-en les moments principaux.

Le premier critère d’importance dans l’évaluation d’une tour PC est la facilité avec laquelle on procède ou non à la phase de montage et à ce jeu, le GD10 de Silverstone s’en tire assez dignement, bien qu’il nous faille remettre sur le tapis l’histoire du ventirad. En résumé, si vous optez pour un disque optique (logique pour une configuration HTPC), préférez les ventirads top-flow, tels les Samuel 17 de Prolimatech ou le Pallas de Raijintek par exemple.

Le deuxième critère est la faculté à dissiper la chaleur produite et pour cela, le GD10 propose un flux d’air horizontal qui s’est pourtant avéré à la peine pour dissiper la chaleur produite par l’ETS-V30 confronté au Phenom II 965.

Le troisième et dernier critère est la capacité qu’a un boîtier à limiter les nuisances sonores immanquablement produites par les ventilateurs, disques durs et autres. Encore une fois, l’influence de l’ETS-V30 est réelle, surtout à tension élevée, ce qui aura mis en lumière les possibilités en la matière assez moyennes du GD10.

Quoi qu’il en soit, le tableau est moins noir en vrai que celui brossé maintenant, le GD10 reste une bonne option pour qui cherche un boîtier HTPC de qualité pour CM ATX et micro ATX. Reste que le choix du CPU et surtout de sa solution de refroidissement est primordial.

Maintenant, si le GD10 vous plaît mais que son prix vous heurte (au niveau du vécu ou d’ailleurs, ça n’a pas vraiment d’importance après tout …), on vous rappelle que Silverstone a sorti juste avant le GD09, au design interne identique, mais dépourvu de porte avant en aluminium et disposant de seulement deux ventilateurs de 120 mm, au lieu de trois pour le GD10, avec à la clé une ristourne d’une petite vingtaine d’euros.

Le GD10 de Silverstone se voit décerné le label Recommandé par la rédaction de 59H.

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flecheLa qualité Silverstone est là,
flecheVentilateurs silencieux,
flecheMontage relativement aisé,

flecheCouple ventirad/baie interne 5.25 pouces,
flechePossibilités de réduction sonore du boîtier quand même un peu moyennes.

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