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Dernière mise à jour23/10/2019 12:56:42 PM GMT

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OS et Netbook, une grande histoire!

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{menu Introduction}

Introduction

Si les premiers transportables dotés d’un Core i7 mobile commencent à arriver en rayon, il ne faut pas oublier qu’une bonne partie des machines vendues ces derniers temps sont des netbooks, à la philosophie diamétralement opposée !
Mobiles et peu chères, ces machines séduisent de plus en plus de personnes. Néanmoins, il convient de garder à l’esprit que le niveau de performance qu’elles proposent est assez faible, limité par l’omniprésent Atom d’Intel… Par ailleurs, le père du concept (Asus, avec son Eee PC 700) ne s’y était pas trompé : rappelez-vous, les premiers netbooks Asus, Acer ou encore Hercules étaient fournis avec une distribution Linux, système généralement réputé moins gourmand que Windows. Suite à une offensive de Microsoft, la tendance s'est inversée et l'immense majorité des netbooks est aujourd'hui fournie avec un Windows XP préinstallé.

Un Windows présente certes un certain nombre d'avantages, à commencer par une compatibilité complète avec le matériel et le parc logiciel existant. Néanmoins, Windows XP commence à accuser sérieusement son âge, ne possède pas une interface pensée pour les basses résolutions et reste assez lourd pour un processeur Atom. Or si les constructeurs ont pour ainsi dire cessé de développer leurs propres distributions Linux, ce n'est pas le cas des grands noms du secteur qui ont pour la plupart adapté leurs distributions pour un usage sur netbook. La majorité propose un processus d'installation via clef USB afin de pallier à l'absence de lecteur DVD de ces machines, et intègre la plupart des logiciels utiles sur ce type de machine.

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Nous nous proposons aujourd'hui de tester une sélection de ces distributions afin de les comparer entre elles et de les confronter à Windows de manière à déterminer quel est le système le plus adapté à un netbook. Du côté de Windows, nous allons bien entendu tester Windows XP, mais également Windows 7 (version RC), donné par Microsoft comme adaptée aux netbooks. Du côté de Linux, seront présents Ubuntu Netbook Remix, Moblin 2.0 et enfin Mandriva One. Certains pourraient s'étonner de ce dernier choix, sachant que Mandriva propose une version netbook de sa distribution, mais cette dernière étant réservée aux OEM et non disponible pour tout à chacun, nous avons décidé de ne tester que la version standard, disponible quant à elle pour tous.

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{menu Matériel et protocole de test}

Matériel et protocole

Les tests ont été effectués sur un netbook Acer Aspire One D150 (nous remercions d'ailleurs LDLC pour nous avoir prêté cette machine). Ce choix n'est pas le fruit du hasard et a été mûrement réfléchi. Le D150, bien qu'assez ancien, est en effet le parfait « netbook moyen ». Il est doté d'un écran 8,9' en 1024*600, d'un Atom N280 et d'un gigaoctet de mémoire vive. Côté chipset on retrouve un très classique 945 de chez Intel, et une puce Atheros pour le WiFi. 

Bref, ce netbook utilise les composants les plus courants au sein des différents netbooks du marché. Cela nous permettra de nous faire une idée assez précise du niveau de reconnaissance matérielle des distributions que nous allons installer. De plus, la résolution assez faible, mais typique des écrans 8,9' permettra de juger de l'ergonomie des différentes interfaces graphiques dans ces conditions « précaires ».

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Concernant les tests proprement dits, ils seront divisés en deux grandes catégories. D'un côté les tests objectifs. Il s'agira de mesurer le temps de démarrage, le temps nécessaire à l'ouverture d'un fichier texte et d'une page web précise. Il s'agit donc de tests mettant en avant l'usage le plus usuel des netbooks, à savoir un usage internet nomade et bureautique. De l'autre, des tests plus subjectifs. Il s'agira de juger de la facilité d'installation du système, de son ergonomie, et de sa simplicité d'utilisation. Cela passera également par une liste des logiciels préinstallés et de leur niveau de perfectionnement. 

Nous partons du principe que le système pour netbook idéal intègre déjà tout ce qui est nécessaire à l'utilisateur pour surfer, taper et consulter ses documents, écouter sa musique et regarder ses vidéos. Si d'aventure des logiciels ou codecs n'étaient pas présents, nous exposerions la procédure à suivre pour les trouver, les télécharger et les installer.

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{menu Windows XP}

 

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Windows XP

Est-il encore utile de le présenter ? Sorti le 25 octobre 2001, le Windows le plus populaire de l'histoire de Microsoft fête donc ses 8 ans ! Une éternité en informatique... Ce dernier aurait dû définitivement être abandonné lors de la sortie de Vista, mais ce dernier ne tournant pas correctement sur les netbooks, trop limités en puissance, Microsoft a dû se résoudre à prolonger encore et encore la durée de vie de son système, qui atteint aujourd'hui des records. 

Nous retrouvons installé sur notre Aspire One la version familiale du système, une version d'évaluation de Mac Afee antivirus et du pack Office 2007. Concernant l'antivirus, étant donné que la démo fournie n'est valable que 60 jours, nous avons pris le parti d'installer un antivirus gratuit en remplacement, partant du constat qu'il s'agit du comportement adopté par une majorité des possesseurs de netbook. Ici, il s'agit du tout nouveau Microsft Security Esentials, se voulant léger et efficace. Concernant la suite bureautique, afin d'avoir des éléments de comparaison tangibles avec les autres systèmes, nous avons installé Open Office 3.1. 

Concernant l'interface graphique et son ergonomie, aucune modification n'a été apportée, il s'agit d'un Windows XP tout ce qu'il y a de plus classique, personne ne sera dépaysé. Les 1024*600 pixels de l'écran sont suffisants dans la majorité des cas, même si parfois une bonne centaine de pixels supplémentaire en hauteur auraient été les bienvenus. Cela dit, un écran 8,9' nous semble le bon compromis (pour un système d'appoint), entre machine mobile et confort d'utilisation. Une résolution supérieure implique en effet un écran de 10 ou 11 pouces et donc un encombrement supérieur.
Concernant la réactivité du système, il y a plus à redire. 

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Le temps de boot reste correct, avec 57 secondes écoulées entre l'apparition du logo Acer et le chargement complet de Windows. Le bureau apparaît quant à lui après 42 secondes, Windows XP nécessite donc 15 secondes supplémentaires pour charger ses processus en tâche de fond. Concernant Internet Explorer 8, les chiffres ne sont guère flatteurs. Après un redémarrage, il lui faut en effet 12 secondes pour ouvrir la page 59hardware.net … Pour une machine dédiée à l'internet mobile, de sérieux efforts sont à faire à ce niveau. Cela dit, une fois le site en cache, les choses s'améliorent avec un temps de chargement de 6 secondes, ce qui est déjà plus acceptable. Même remarque avec Open Office, dont le document de test se charge en 31s après redémarrage, mais en seulement 5 secondes une fois en cache.

Au quotidien, l'usage de Windows XP sur un netbook reste relativement confortable, tant que l'on se s'adonne pas au multitâche. La machine montre ses limites dès lors que différents programmes tournent en tâche de fond. Ainsi, l'usage simultané d'Open Office, d'Internet Explorer, de Windows Live Messenger et d'Outlook Express rend l'usage de la machine assez pénible, de nombreuses secondes étant alors nécessaires pour passer de l'un à l'autre. Cela dit, un netbook n'a pas pour vocation de remplacer votre machine principale et restera une machine secondaire, le niveau d'exigence n'est donc pas le même. 

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Windows XP est immédiatement opérationnel, Flash et un lecteur PDF sont installés par défaut (sans doute par Acer), Windows Media Player permet de lire la majorité des sons et vidéos présents sur votre disque dur. La gestion du courrier électronique est par défaut dévolue à Outlook Express, libre à vous par la suite d'installer un autre soft par la suite. 

Une fois le premier démarrage effectué, Windows Update vous rappelle comme de coutume que des mises à jour sont disponibles. De manière assez logique, nous lançons les mises à jour en question. Après téléchargement, l'installation de ces dernières a nécessité plus de 50 min et 3 redémarrages... Le processeur était occupé à presque 100% durant tout le processus d'installation, en expliquant ainsi la durée. Ici encore, on sent clairement les limites de l'Atom: low cost certes, mais « low perf » également !

Au final, le vénérable système de Microsoft reste un compromis acceptable au quotidien sur un netbook. L'interface n'est certes pas des plus adaptée aux basses résolutions et la réactivité laisse parfois à désirer. Cela dit, l'OS reste utilisable en tant que système d'appoint et l'on appréciera tout particulièrement sa compatibilité matérielle élevée et la logithèque disponible pour la plate forme (dans la limite de la puissance délivrée par l'Atom N280 bien entendu).

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{menu Windows 7}

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Windows 7

Annoncé comme pensé pour tourner parfaitement sur les netbooks, le successeur de Vista sera préinstallé sur l'ensemble des nouveaux modèles des constructeurs. Il semblait donc logique de l'installer également sur notre D150 de test afin de vérifier les dires de Microsoft.

Installation
Pour installer Windows 7, nous avons choisi d'utiliser la méthode la plus simple et qui sera sans doute utilisée par la majorité des utilisateurs souhaitant mettre à jour leur Windows XP. En clair, nous avons connecté un lecteur externe et installé Windows 7 à partir du DVD d'installation. 

Par ce biais, l'installation est assez rapide, et le système était opérationnel une demi-heure après l'insertion du DVD. Un temps assez inattendu, nous avouons que nous nous attendions à une durée d'installation plus élevée. Pas de difficulté majeure à signaler: on insère le disque et on se laisse guider. Tout comme Vista, Seven offre la possibilité de repartionner le disque  dès le début de l'installation, ce qui peut être pratique pour séparer système et données. 

Une fois le système démarré, le traditionnel passage par Windows Update est bien moins douloureux que pour Windows XP, le nombre de mises à jour étant fort logiquement moins élevé. On notera que l'installation de ces dernières ne paralyse pas la machine, le taux d'occupation CPU ne dépassant pas 40%, un progrès très appréciable comparativement à l'OS d'origine.

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Ergonomie et facilité d'utilisation
Quiconque a déjà utilisé Windows Vista saura prendre en main Windows 7 immédiatement. On retrouve toujours un fonctionnement basé sur un bureau, un menu démarrer et un poste de travail. La nouveauté la plus visible n'est pas à chercher ici, mais au niveau de la barre des tâches. À l'instar du dock de Mac OS, cette dernière accueille les applications réduites ainsi que les icônes de vos programmes les plus souvent utilisés. Pratique, certes, mais cela se traduit par un embonpoint certain. Cette barre des tâches next-gen devient plus imposante et empiète d'autant sur la surface de travail utile de l'écran. En cherchant un peu, il est possible d'activer pour cette dernière un mode « utiliser les petites icônes » qui réduit alors l'ensemble à une taille plus raisonnable. Il est dommage qu'il faille aller chercher cette option au fin fond des propriétés de la superbar. Il aurait été bien plus élégant d'activer automatiquement ce mode lorsqu'une faible résolution est détectée.

En ce qui concerne les icônes du bureau, tout comme Vista, il est possible de régler leur taille d'affichage d'un simple clic droit. Si nous jugeons leur taille par défaut trop élevée pour un écran en 1024*600, il est vrai que le bureau y gagne en lisibilité. À chacun de faire ses choix donc, et de régler ce paramètre à sa convenance.  

À l'usage cette nouvelle barre des tâches est effectivement bienvenue et associée à la possibilité (héritée de Vista) de pré visualiser les fenêtres y étant réduites permet de mieux s'y retrouver au sein de ses fenêtres. Les Mac users pourront cependant rétorquer que Microsoft n'a rien inventé…

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Compatibilité matérielle et logiciels préinstallés
Sans grande surprise, l'ensemble des composants du D150 sont reconnus et opérationnels sous Windows 7. Pas de drivers à télécharger ou de mises à jour à effectuer, ce qui est plutôt un bon point pour les personnes désireuses de basculer leur netbook de XP à Seven. 

Tout comme son ancêtre, Windows 7 est livré avec un navigateur. Pour ce test, il s'agissait d'ie8. On retrouve également Windows Media Player dans sa version 12. Pour ce qui est de la gestion des mails, surprise, rien n'est proposé ! En effet, Microsoft a décidé de passer à la trappe Windows Mail, Movie Maker ou encore Photo Gallery … Au final, en cherchant bien, seul un raccourci invitant à télécharger Windows Live Mail est présent. Un netbook étant a priori massivement utilisé en ligne, cette absence est tout de même assez gênante... Si l'utilisateur averti peut sans problème pallier cette absence en téléchargeant le très bon Thunderbird ou un équivalent, le néophyte risque quant à lui d'être assez gêné par cette absence.

De même, si vous souhaitez traiter une image, hormis Paint, aucun logiciel n'est proposé par défaut, il faudra donc de nouveau passer par la case téléchargement afin d'installer, par exemple, The Gimp. On notera cependant que Windows Media Player s'est sensiblement amélioré, et qu'il est tout à fait envisageable de l'utiliser comme player principal au quotidien. Enfin, point de lecteur PDF où de player flash à l'horizon, il vous faudra encore une fois les télécharger.
Minimum syndical donc de la part de Microsoft pour le bundle logiciel de Windows 7, voire même grosse déception en ce qui concerne l'absence de gestionnaire de mail. Pour la compatibilité matérielle, rien à redire, tout étant parfaitement géré.

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Performances
Que vaut cette nouvelle mouture de Windows en terme de performances ? Selon Microsoft, le système a été optimisé et serait parfaitement utilisable sur un netbook. Le chronomètre apporte une réponse un peu plus nuancée. Le boot complet du système prend 53 secondes, sachant que le bureau apparaît après 42 secondes. On constate donc un mieux comparé à Windows XP. Notre document Open Office de test s'ouvre après un redémarrage en 25 secondes et en 5 une fois mis en cache. De nouveau un mieux notable. Jusqu'à présent, le système est en effet plus rapide. Cela dit, Internet Explorer 8 affiche des performances assez étranges et vient nuancer ce constat. En effet ce dernier met (après redémarrage) plus de 16 secondes à affiche la page d'accueil de 59hardware et un bon 7 secondes une fois mis en cache... Nous avons recommencé le test à plusieurs reprises et les résultats n'ont que très peu varié : Internet Explorer 8 semble bel et bien plus lent sous Windows 7 que sous Windows XP. Un comble ! 

À l'usage, que retenir de ce système ? Sans atteindre la fluidité d'un Ubuntu Netbook Remix, Windows 7 est en effet utilisable sur un netbook, et se montre globalement un peu plus fluide que Windows XP ce qui en soi constitue déjà une belle performance ! Cependant, de très fréquentes micros saccades viennent ternir ce constat. Il est très probable qu'avec le temps (et des correctifs) ces dernières disparaissent, mais pour le moment elles sont, hélas, assez présentes. Cela mis à part, une fois la barre des tâches réduite (« utiliser les petites icônes »), Windows 7 se révèle un OS utilisable sans soucis au quotidien. Les effets de transparences et 3D sont parfaitement opérationnels et ne souffrent pas de saccades. Sachant que ces derniers sont à la charge d'un GMA 950 aux performances des plus médiocres (et encore, il s'agit d'un doux euphémisme…) , c'est un point qu'il convient de souligner. Tout comme Windows XP, il conviendra néanmoins d'éviter le multitâche trop poussé si l'on souhaite conserver une fluidité suffisante (le système utilisant à lui seul plus de 385Mo de mémoire vive. 

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Au final, que penser de Windows 7, une fois installé sur un netbook ? Nous partions avec un certain a priori sur la question, et nous avons été agréablement surpris. Si ce dernier ne transforme pas l'Atom N280 en Core i7, il s'en contente néanmoins fort bien et permet d'offrir une « expérience utilisateur » globalement supérieure à Windows XP qu'il remplace sur ce segment. 8 ans séparant ces deux systèmes, il convient de le souligner. On regrettera néanmoins l'absence de gestionnaire de mail par défaut, et les performances exécrables d'Internet Explorer 8. Ce dernier sera très avantageusement remplacé par Firefox, Chrome ou Opéra… Une fois ces petits aménagements effectués, Windows 7 prendra sans rougir, la succession de Windows XP sur votre netbooks.

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{menu Ubuntu Netbook Remix}

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Ubuntu Netbook Remix

Parmi les distributions les plus connues du grand public, Ubuntu a su se faire un nom  à côté de Mandriva et propose une version de son système dédiée aux netbooks. Cette dernière est basée sur la dernière version en date de la distribution classique, mais propose une interface entièrement remaniée. Cette dernière est pensée et optimisée pour les netbooks jusque 10', et cet Ubuntu Netbook Remix est censé disposer des drivers pour la majorité des composants utilisés dans ces machines.
Réactivité, compatibilité, ergonomie... Que vaut cette distribution, et est-elle a même de remplacer efficacement le Windows XP préinstallé ? C'est ce que nous allons tenter de déterminer.

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Installation
L'installation est d'une facilité déroutante.
Il est possible de lancer cette dernière par le biais d'un live CD (prévoir un lecteur externe dans ce cas) ou via une clef USB. Un menu se charge et demande l'action à effectuer (lancer Ubuntu sans rien installer, installer Ubuntu, tester la mémoire vive). Une fois la langue d'installation choisie, le système demande s'il convient d'installer un dual boot (l'utilisateur choisi au démarrage s'il souhaite démarrer sur Linux ou sur Windows) ou s'il formate le disque avant d'installer Ubuntu. Nous avons retenu cette dernière option. En laissant le partitionnement automatique, aucune autre action n'est requise et l'installation se déroule sans problème jusque son terme. 20 ou 15 minutes plus tard selon le mode d'installation choisi, le système est parfaitement opérationnel, et l'utilisateur se retrouve sur l'écran d'accueil. Une installation exemplaire, rapide et à la portée de tous. Un très bon point pour Ubuntu Netbook Remix.

Concernant les mises à jour, même remarque que pour Windows XP: l'installation est longue, très longue... Certes les mises à jour étaient très nombreuses, mais attendre plus de 45 min que ces dernières s'installent est tout de même assez pénible. Un petit tour par le moniteur système nous montre un N280 utilisé à 95% de ses capacités, expliquant sans doute la durée du processus de mise à jour.

Ergonomie et facilité d'utilisation
Le bureau d'Ubuntu netbook remix est parfaitement adapté à la faible résolution des netbooks. Il se présente sous la forme d'une colonne latérale comprenant différentes catégories dans lesquelles sont classés les logiciels. Ces dernières sont claires et parfaitement lisibles malgré la taille limitée de l'écran. En sélectionnant une de ces catégories, son contenu s'affiche dans l'espace central. L'ensemble est très lisible, et illustré d'icônes claires, rendant le système simple, mais efficace.
Il est possible de se passer de cette interface simplifiée et d'utiliser un explorateur plus traditionnel, mais l'ensemble devient alors bien moins lisible et moins pratique à l'usage. Cet explorateur aura néanmoins l'avantage de rassurer les utilisateurs habitués à l'explorateur Windows, les deux se ressemblant fortement.

Lors de la première utilisation, l'absence de bureau à proprement parler peut surprendre, après tout ce dernier est la base de l'immense majorité des OS pour ordinateurs grand public. À l'usage, on s'habitue très vite au mode de fonctionnement de cette distribution. Les intitulés sont clairs et précis, l'interface est très lisible, l'ensemble le plus souvent fluide. Les différentes catégories sont suffisamment bien choisies pour ne pas avoir à se poser de questions lors de la recherche d'un logiciel, et la catégorie « favoris » permet d'avoir immédiatement sous la main les programmes les plus couramment utilisés.
Pas de gros reproche à faire concernant l'ergonomie, au contraire ! La lisibilité est exemplaire (avec une résolution de 1024*600 le pari était loin d'être gagné...) et une fois l'habitude prise, la navigation se révèle simple et efficace. La taille de la police de caractère et des icônes, volontairement élevée, aide sensiblement.

De même, il convient de souligner les efforts de la communauté pour rendre les différentes  distributions accessibles au plus grand nombre. Outre le processus d'installation et la très bonne compatibilité matérielle (nous y reviendrons), le processus de mise à jour est également remarquablement simple, se rapprochant fortement d'un Windows Update amélioré. Il suffit de lancer le « gestionnaire de mise à jour », de valider les installations et le tour est joué, y compris pour la mise à jour du Kernel ! Pas de redémarrage immédiat obligatoire, un simple clic (et un peu de temps) et le tour est joué ! Inutile de se soucier des notions de « paquets » ou de « dépendances » propres au monde Linux. De plus, ce gestionnaire de mise à jour gère aussi bien les MaJ système que celles propres aux softs installés ou qu'aux différents drivers ! Une centralisation des plus appréciable au quotidien. Il n'est même pas nécessaire de se soucier de la nature des mises à jour, juste de cliquer sur installer et d'aller prendre un café ! Cela dit, nous nous demandons encore pourquoi le système nous a proposé (et installé) une mise à jour des drivers d'affichage ATI sur un netbook équipé d'un GMA 950 … 

Si d'aventure vous souhaitez installer un logiciel supplémentaire (ici VLC), il vous faudra par contre passer par la case gestionnaire de paquets. L'ensemble n'est pas compliqué, il faut simplement s'y habituer. Concrètement, il convient de lancer le gestionnaire, de taper le nom du logiciel que vous souhaitez ajouter, et si ce dernier est présent sur les dépôts de cliquer sur installer (ce dernier se rangera alors automatiquement dans la catégorie adéquate). Que les accros du mode console se rassurent, il est tout à fait possible de lancer cette dernière et de tout gérer à la main à grand coup de lignes de code (il est vrai que ça fait toujours son petit effet lors d'une réunion entre amis !). De plus, si vous ne connaissez pas le nom du logiciel dont vous avez besoin, un classement par type est disponible (vidéo, son, jeux …)  et comprend un nombre très conséquent de softs compatibles.

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Compatibilité matérielle et logiciels préinstallés
Une fois les dernières mises à jour installées, Ubuntu Netbook Remix est directement utilisable. On y retrouve notamment Open Office 3.1 pour les travaux bureautiques et Firefox pour la navigation. Le surf et la rédaction de documents devant constituer la majorité de l'usage des netbooks, il s'agit là du minimum syndical. Vous trouverez également, entre autres, The Gimp pour la retouche d'images (évitez néanmoins les images trop lourdes …), un gestionnaire de mail nommé Evolution, un lecteur vidéo et un logiciel de messagerie instantanée nommé Empathy. Si Evolution s'est révélé parfaitement fonctionnel, léger, et pratique à l'usage, le lecteur vidéo par défaut ne nous a pas convaincus. Assez limité en terme de compatibilité nous lui avons préféré VLC, installé en quelques secondes. Empathy donne également entière satisfaction et était plus stable qu’aMsn que nous avions installé à des fins de comparaison. Pour compléter le tableau, notons la présence d'un logiciel de gravure et de F-Spot, le gestionnaire de photo de Gnome. Ubuntu Netbook Remix est donc utilisable pour les tâches courantes dès l'installation. Petit regret néanmoins: l'absence du player Flash, qu'il a fallu installer manuellement. Petite parenthèse au passage: nous vous conseillons vivement d'effectuer toutes les MaJ disponibles dès la première installation tant l'interface et les logiciels préinstallés changent au fil des (très) nombreuses updates.

En ce qui concerne la compatibilité matérielle, nous avons été agréablement surpris. L'ensemble des composants étaient reconnus et fonctionnels, y compris le lecteur de cartes, la webcam ou encore les touches « fonctions » propres au D150 de test (volume up et down, brightness up et down etc etc) ! Le WiFi et le port éthernet sont également de la partie, avant même l'installation des mises à jour. Les drivers installés pour le GMA 950 permettent d'activer certains effets graphiques sympathiques (transparence, apparition en fondu des fenêtres, etc.), sans que la machine n'en soit sensiblement ralentie pour autant. Un graveur dvd externe LG a également été parfaitement reconnu dès son branchement et immédiatement utilisable. Enfin, un petit tour par le moniteur système nous montre que l'hyperthreading est parfaitement opérationnel. De nouveau un très bon travail sur cette distribution, qu'il convient de souligner.

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Performances
L'une des principales motivations pour changer d'OS sur son netbook est la plupart du temps le gain de performances. Comment se comporte le bébé de Canonical à ce niveau ? Dans l'absolu plutôt bien. Le chronomètre annonce un temps de boot de 39s, devançant ainsi assez nettement le Windows XP d'origine. Firefox quant à lui ouvre notre page de test en 7 secondes après un redémarrage (sans mise en cache), caracolant ainsi très loin devant IE8 sous Windows XP. Quant à notre document de test Open Office, il s'ouvre en 21 secondes après un redémarrage et en moins de 5 secondes une fois mis en cache. 

À l'usage, le système se révèle en effet plus fluide que Windows XP, même si des (rares) micros-saccades sont à déplorer de temps à autre. Le multitâche, s'il est envisageable, reste le point faible du système. Comparativement à Windows, Il est certes plus aisé de laisser tourner des logiciels en tâche de fond en plus navigateur, mais le système devient alors   moins réactif. On note pourtant que le système ne consomme que 150 à 200Mo de ram, mais le petit giga présent sur la machine est vite saturé. Cela dit, ne dramatisons pas, l'ensemble reste tout à fait utilisable, il ne faut juste pas s'attendre à la réactivité à laquelle les Core 2 Duo et autres Phenom II nous ont habitués. Lors de la rédaction de ce dossier, la plupart du temps Open Office, Firefox et Evolution tournaient en parallèle sans difficulté. Il faut juste parfois accepter d'attendre un peu lors du passage de l'un à l'autre.

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En synthèse, que retenir d'Ubuntu Netbook Remix ? Nous aurions tendance à dire une simplicité d'usage et une ergonomie exemplaire. Un débutant complet pourra prendre assez rapidement en main le système, et un utilisateur plus averti, mais débutant sous Linux, ne mettra que quelques minutes à retrouver ses petits. L'ergonomie et la lisibilité sont également très travaillées et rendent ainsi le système parfaitement utilisable et agréable malgré un écran limité en résolution. Le tout associé à une compatibilité quasi parfaite sur le modèle de test permet à ce système d'être une alternative plus que crédible à Windows XP. Nous en regretterions même que les constructeurs ne proposent pas systématiquement une version Ubuntu de leurs netbooks ! Cela dit, rien ne saurait être parfait, et nous regrettons l'impossibilité de faire de la vidéo-conférence avec le logiciel de messagerie instantanée proposé, ou encore que le gestionnaire de paquets ne bénéficie pas d'une interface simplifiée. Rien que de futures mises à jour (et elles sont nombreuses!) ne puissent corriger donc.

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{menu Mandriva 2009}

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Mandriva 2009

Parmi les distributions les plus connues, Mandriva (ex Mandrake pour les nostalgiques) reste incontournable. À l'instar d'Ubuntu, il existe une version spéciale netbook de Mandriva. Cependant, cette dernière est réservée aux OEM et il n'est pas possible pour un particulier de la télécharger. Après réflexion, il a donc été décidé de n'inclure dans ce comparatif que la version « standard » de la distribution, cette dernière étant accessible à tout à chacun. Au final,c'est donc Mandriva One 2009 qui s'est retrouvée sur notre D150 de test. 

Installation
De nouveau, on sent les efforts de simplification des « grandes » distributions du secteur. Sans être aussi limpide pour un complet débutant que celle d'Ubuntu, l'installation de Mandriva One reste très accessible.
Il convient pour commencer de démarrer en mode live cd (donc sans rien installer). Une fois le système lancé, il suffit de cliquer sur l'icône d'installation, et le tour est joué. Le seul petit reproche que nous pourrions faire à ce processus est l'apparition de menus parlant du système de fichier (ext3 ou 4) ou encore du gestionnaire d'amorçage (Grub ou Lilo, mode graphique ou texte). Ces termes (et les quelques autres apparaissant ici et là) ne poseront a priori pas le moindre problème à un utilisateur un tant soit peu averti, mais risque d'effrayer le néophyte. Cela dit, nous chipotons: il suffit de laisser les choix par défaut et de cliquer sur « suivant » pour obtenir un système opérationnel. L'installation reste simple et à la portée d'une personne ayant décidé de quitter Windows et d'essayer une distribution Linux. Une fois le live CD lancé (comptez quelques minutes tout de même), l'installation s'effectue en environ 40 minutes. C'est un peu plus long que d'autres systèmes, mais ce temps reste tout à fait acceptable et dans les normes.
Une fois le système installé, le passage par le gestionnaire de mise à jour est (très) douloureux. Il n'est en effet pas possible de séparer phase de téléchargement et installation, car l'OS télécharge des paquets, les installe, reprend le téléchargement, réinstalle et ainsi de suite. Au final, le téléchargement et l'installation des 679 paquets auront pris plus d'une heure et demie ! Sachant que le téléchargement s'effectuait à une vitesse vérifiée et quasi constante de 350Ko/s, le processus d'installation semble clairement à montrer du doigt. N'ayant pas pu vérifier le taux d'occupation CPU, nous ne pouvons pas déterminer s'il s'agit ou non d'une limitation liée à l'Atom.

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Ergonomie et facilité d'utilisation
Mandriva 2009 utilise par défaut KDE 4 comme environnement de bureau. Son look très léché et sa logique de fonctionnement assez proche de Windows devraient rassurer les utilisateurs de ce dernier. On retrouve ainsi un fonctionnement architecturé autour d'un bureau, d'une « barre des tâches » et d'un « menu démarrer » pour reprendre la terminologie propre au système de Redmond. De même, on trouve des équivalences au panneau de configuration, Pas de grosses surprises donc, une fois intégré le fonctionnement du gestionnaire de paquet, on utilise Mandriva 2009 très facilement. Petit reproche néanmoins concernant la lisibilité. Si les icônes du bureau restent d'une taille tout à fait correcte sur l'écran du D150, les différents menus et l'interface générale du système restent très petits et parfois assez peu lisibles. KDE 4 n'a manifestement pas été conçu pour être affiché sur de si petites résolutions et serait sans nul doute beaucoup plus à son aise sur un 11' en 1366*768.
Tout comme Ubuntu, les mises à jour système et logicielles sont centralisées et l'ajout de programme passe par le gestionnaire de paquets. Qu'on se le dise, les distributions Linux grand public se sont beaucoup simplifiées et sont désormais accessibles au plus grand nombre. Il est loin le temps où un passage par la console était obligatoire toutes les heures ou presque… On utilise à Mandriva 2009 très facilement, et le switch depuis Windows se fait sans heurt, presque naturellement.

Compatibilité matérielle et logiciels préinstallés
Mandriva fait honneur à sa réputation, et l'ensemble des composants de notre D150 ont été reconnus nativement, webcam incluse. Encore une fois, un très bon point pour les distributions Linux grand public, de plus en plus accessibles. Rien à ajouter ou de drivers à aller chercher, tout est fonctionnel dès le premier démarrage, y compris les touches « Fn » du netbook.
Concernant les logiciels préinstallés, on retrouvera l'ensemble des softs nécessaires à l'usage courant d'un netbook, et bien plus encore. Gestionnaire de mail, calendrier, lecteur de flux RSS, navigateurs internet, logiciel de messagerie instantanée, retouche d'image, lecteur PDF, lecteurs audio/vidéo, logiciels bureautique (dont l'incontournable OpenOffice) … La liste est très longue. Un bundle logiciel très riche donc, qui permettra de faire face à tous les cas de figure. Le lecteur audio/vidéo prend en charge la majorité des formats usuels et conviendra parfaitement pour un usage courant. Pour chipoter un peu, il est toujours possible de regretter l'absence du player Flash par défaut, à installer manuellement.
Pas de reproche à adresser à Mandriva 2009 sur ce point donc: excellente compatibilité matérielle et bundle logiciel très conséquent permettent d'utiliser immédiatement l'ordinateur après installation.

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Performances
« Et là c'est le drame ! » Voici en substance ce que l'on pourrait dire de Mandriva 2009 une fois installé sur un netbook … Le système est lent, très lent à l'usage. Nous aurions tendance à incriminer KDE 4, sans doute trop lourd pour le pauvre Atom qui jette l'éponge à la moindre sollicitation. Après une journée d'utilisation, ouvrir une simple fenêtre, ou même le menu démarrer nécessite dans les cas les plus extrêmes près d'une seconde et demie, mettant ainsi vos nerfs à rude épreuve.
Concrètement, le chronomètre indique 1min20 de temps de boot soit l'un des plus mauvais score de ce comparatif. La page d'accueil de 59 hardware se charge quant à elle en 9 secondes, ce qui est certes plus rapide qu'Internet Explorer 8, mais nettement plus long que le même firefox sous Ubuntu Netbook Remix. Fort heureusement, Open Office vient remonter le niveau en affichant un très joli score de 8 secondes pour ouvrir notre document de test. Cet écart très important avec l'ensemble des autres systèmes doit probablement s'expliquer par un système de préchargement au démarrage.
À l'instar d'Ubuntu, Mandriva propose également d'activer des effets graphiques pour égayer l'ensemble. Mais n'étant pas prévu pour fonctionner sur un netbook, l'éditeur français propose d'activer Compiz Fusion... Certes les effets sont nettement plus poussés que sur Ubuntu Netbook Remix, mais aussi nettement plus gourmands... De fait, une fois Compiz Fusion activé le système se révèle encore plus poussif, limitant son usage à une simple activation de test. Dommage, les effets graphiques permettent d'égayer de manière sympathique le bureau et les fenêtres.

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Au final, Mandriva 2009 n'est pas un mauvais système, loin de là. Bien au contraire, ce système est très complet et manifestement pétri de qualités. Cependant, il est nécessaire de garder à l'esprit que cette version n'a pas été conçue pour fonctionner sur un netbook. Mandriva 2009 a été pensée pour fonctionner sur des ordinateurs classiques, beaucoup plus puissants que notre D150 de test. Cela se traduit par une réactivité en berne et une lisibilité qui laisse parfois à désirer. Difficile donc de conseiller Mandriva 2009 dans le cadre d'une utilisation au quotidien d'un netbook, mais cette distribution complète s'épanouira sans peine sur vos machines de bureau.

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Moblin 2.0

Aujourd'hui netbook et Atom sont quasi indissociables. Ce processeur low-cost et basse consommation se trouve au sein de la grande majorité des netbooks, à la grande joie d'Intel, qui écrase littéralement AMD sur ce marché. Afin de rendre son offre encore plus compétitive, Intel a entrepris de coder son propre système d'exploitation, basé sur un noyau Linux et pensé pour l'Atom et les écrans basse résolution. Cette distribution, c'est Moblin. Après une première version au goût de version de test, Intel récidive avec Moblin 2.0.
L'ensemble du système a été repensé dans cette version, tant pour la technique que pour l'ergonomie. On passe ainsi d'une base Ubuntu à une base Fedora et d'une logique « application » à une logique « usage » et web 2.0. Au passage, une fois son bébé développé, Intel en a fait cadeau à la communauté, qui gère dorénavant Moblin 2.0. Pensée et conçue spécifiquement pour l'Atom (le système ne s'installera pas si un autre cpu est détecté), nous attendions donc beaucoup de cette distribution.

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Installation
Il est possible d'installer Moblin 2.0 via un CD bootable ou une clef USB. Dans un cas comme dans l'autre, la procédure est très simple et rapide. Il suffit de laisser les choix par défaut et de cliquer sur suivant pour obtenir un système opérationnel en 15 ou 10 minutes selon le support d'installation utilisé. Il s'agit de la procédure d'installation la plus rapide de ce comparatif, il convient de le souligner. Si graphiquement, l'ensemble n'est pas très attrayant, l'installation est rapide et efficace, c'est après tout ce qu'on lui demande. Une fois le système installé, l'ordinateur invite l'utilisateur à redémarrer.

Comme de coutume, nous nous sommes mis en quête des mises à jour. Surprise, aucune fonctionnalité permettant de les lancer manuellement n'est présente, il est juste possible de paramétrer la fréquence à laquelle le système va les checker. Après avoir demandé des mises à jour toutes les heures avec demande d'autorisation, le système nous a bien installé les paquets de mises à jour. Ces derniers sont peu nombreux et très légers, tous ont été téléchargés et installés en moins de 10min. Après la bonne surprise de l'installation, Moblin fait encore preuve d'une rapidité des plus appréciable.

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Ergonomie et facilité d'installation
C'est ici qu'il faut chercher la principale particularité de Moblin 2.0. En effet, l'interface de ce dernier a été pensée en tenant compte de trois critères: la puissance de calcul de l'Atom, la basse résolution des netbooks et l'optimisation du temps pour l'utilisateur final. La solution à la première problématique réside dans l'optimisation du code. Pour répondre à la seconde contrainte, Intel a fait le choix d'une interface adaptée, avec un style très particulier. Les rares icônes et les boutons sont très gros, la souris est assez sensible par défaut afin de compenser la petitesse du trackpad. L'ensemble est très coloré et contrasté, donnant un côté assez « acidulé » au système, très graphique au demeurant. L'ensemble plaît ou non, mais il est certain que le look de Moblin 2.0 ne laissera pas indifférent. 

Concernant l'optimisation du temps Intel a choisi de rompre avec les codes habituels des systèmes d'exploitation. Moblin 2.0 passe ainsi au-delà de la notion de logiciels et prône une logique dite « d'usage » par son créateur. Ainsi, à l'image d'Ubuntu Netbook Remix, point de bureau ici. L'OS utilise des onglets thématiques accessibles via une barre située en haut de l'écran. Le premier d'entre eux, « myzone » est une sorte de page d'accueil 2.0. Les flux twitter et last.fm paramétrés y sont affichés, ainsi que les raccourcis illustrés vers l'ensemble des documents, applications ou sites lancés récemment. Un rappel concernant les tâches à effectuer ce jour et les éventuels rendez-vous prévus est également présent. Hormis l'onglet « applications », les autres onglets ne permettent pas de lancer des programmes au sens propre du terme. Par exemple, l'onglet « internet » contrairement à Ubuntu Netbook Remix ne listera pas les programmes en rapport avec l'accès au web , mais affichera directement une barre d'adresse au sein de l'interface. De même, l'onglet « relations » ne lance pas à proprement parler de logiciel d'IM, mais liste l'ensemble de vos contacts disponibles. Bien entendu, il faudra auparavant avoir enregistré les paramètres de ses comptes. Chaque onglet fonctionne de la même manière et propose un champ de recherche, afin de trouver directement le fichier multimédia, le contact, le site ou autre que vous recherchez. La seule exception à la règle concerne l'onglet « application » qui permet si vous en avez besoin de lancer manuellement un programme donné. Chaque programme s'exécute dans une fenêtre virtuelle qui lui est propre, à l'usage des bureaux multiples de KDE 4. Il faut donc passer de l'un à l'autre pour retrouver les programmes lancés manuellement.

À l'usage, cette logique de fonctionnement est assez déroutante. Les premières heures passées sous Moblin 2.0 sont assez laborieuses, il est nécessaire de s'habituer à une logique originale, totalement différente des OS habituels. Nuançons néanmoins: une fois l'habitude prise, on utilise Moblin 2.0 sans réelle difficulté.

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Compatibilité matérielle et logiciels préinstallés
De nouveau, la compatibilité matérielle s'est avérée très bonne, l'ensemble des composants  a été reconnu dès l'installation. Lecteur de cartes, webcam, touches Fn, rien ne manquait à l'appel. Notons tout de même quelques soucis avec la mise en veille. De manière aléatoire, lorsque le mode veille s'enclenche, le système refuse de se relancer, obligeant l'utilisateur à éteindre la machine via le bouton On/Off. Gageons qu'une mise à jour corrigera ce problème.

Concernant les logiciels préinstallés, le constat est plus mitigé. De base, la distribution propose toute une série de logiciels modifiés pour s'intégrer à Moblin. Leur interface est optimisée pour les basses résolutions et ils sont assez réactifs. De même, tous reprennent la barre de recherche qui se pose comme une signature de Moblin et de sa logique. Inutile de savoir ou est stocké tel ou tel fichier/site/favoris ou autre, inutile de passer par un explorateur (au demeurant assez sommaire): il suffit de taper le nom de ce que l'on recherche. Les utilisateurs de Mac OS X ne seront pas dépaysés tant ce fonctionnement rappelle celui de Spotlight.

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Sont ainsi adaptés à Moblin un navigateur spécifique (qui n'est pas Firefox), un logiciel de gestion de mail, un lecteur multimédia, un gestionnaire de rendez-vous et un traitement de texte. À première vue, cet ensemble semble complet, et l'interface retravaillée est un vrai plus à l'usage. Cela dit, à y regarder de plus près, on ne peut que déplorer l'extrême simplicité de ces logiciels (mention spéciale pour le « lecteur multimédia », qui hormis la lecture du mp3, de l'avi et du jpeg ne vous servira pas à grand-chose). Ces derniers sont en effet très basiques et le traitement de texte, par exemple, tient plus du bloc note amélioré qu'autre chose. La remarque vaut pour l'ensemble des logiciels préinstallés. Souhaitant alors installer Open Office, on s'aperçoit alors que ce dernier n'est pas présent dans les dépôts officiels. La raison en est simple: seuls les logiciels spécifiquement conçus pour Moblin et son interface ont droit de cité sur ces dépôts. De fait, le parc logiciel pour Moblin 2.0 est à l'heure actuelle plus pauvre que celui d'Ubuntu Netbook Remix, bien que cet état de fait soit amené à évoluer assez rapidement. Moblin 2.1 est déjà en chantier et devrait proposer plus de logiciels intégrés. 

Pour l'heure, il existe heureusement des softs plus complets que ceux d'origine. Citons par exemple une version modifiée d'Abiword, remplaçant avantageusement le traitement de texte d'origine. Après quelques recherches pour compléter l'installation de base, Moblin version 2  s'avère tout à fait utilisable au quotidien.

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Performances
Ayant été conçue par Intel spécialement pour l'Atom, nous attendions beaucoup de cette distribution sur le plan des performances, et nous n'avons pas été déçus ! Moblin 2 est le système le plus réactif de ce comparatif. Le passage d'une application à l'autre est fluide, le lancement de ces dernières rapide. On comprend tout l'intérêt de ne proposer sur les dépôts que des logiciels optimisés pour Moblin. Outre la lisibilité, les applications y gagnent en vitesse d'exécution. Le multitâche est pour une fois tout à fait envisageable, de manière raisonnable bien entendu. Ainsi, nous n'avons pas constaté de ralentissement significatif en laissant tourner le logiciel d'IM intégré, le client mail, un traitement de texte et le browser intégré. La réactivité n'est certes pas celle d'un portable conventionnel récent, mais est amplement suffisante pour travailler dans de bonnes conditions. 

Le chronomètre confirme cette impression, puisque Moblin 2.0 démarre en seulement 21 secondes, soit le meilleur temps de notre comparatif. De même, le navigateur intégré est une bonne surprise et ouvre notre page de test en 6 secondes après redémarrage. L'ouverture de notre fichier ODT de référence ne vient pas ternir le tableau avec seulement 10 petites secondes. 

Moblin 2 s'avère donc très rapide et exploite au mieux les capacités de l'Atom, ce qui se ressent immédiatement. Du très bon travail, qu'il convient de souligner. L'interface et le mode de fonctionnement peuvent surprendre, mais démontrent à la longue leur efficacité pour peu que l'on prenne la peine de s'y intéresser.

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Conclusion

Pour débuter cette conclusion, un petit graphique reprenant les délais relevés. L’extension .odt est dédiée aux fichiers Open Office.

 

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Que retenir de ce comparatif ? Pour commencer, il convient de noter les efforts de Microsoft concernant Windows 7. S'il ne s'agit pas de l'OS le plus léger, il reste tout à fait utilisable malgré la faible puissance délivrée par l'Atom d'Intel. Ces derniers devant en toute logique former le couple star sur les netbooks en cette fin d'année, il s'agit plutôt d'une bonne nouvelle ! En parallèle, il est tout à fait envisageable, et même bénéfique dans certains cas, de migrer son netbook vers un OS alternatif. Les interfaces adaptées aux surfaces d'affichage de ces machines rendent leur utilisation beaucoup plus confortable, et permettent la plupart du temps de gagner en performances. 

Ensuite nous souhaitons mettre en avant les grands progrès effectués par les principales distributions Linux actuelles. Ces dernières ont beaucoup évoluées, et sont aujourd'hui accessibles au plus grand nombre. Le temps des installations interminables et les passages quasi obligatoires par le mode console sont bien loin. Les installations sont très simples, la compatibilité matérielle bien supérieure à ce que nous pensions initialement, et l'utilisation très naturelle. Qu'on se le dise, Linux n'est pas réservé aux gourous de l'informatique, loin de là ! Leur installation est simple ainsi que leur usage, ce qui incite d'autant plus à les essayer, voire à switcher définitivement. 

Une fois ce constat effectué, se pose fort logiquement la question suivante: quel système installer sur son netbook ? À l'heure actuelle, nous aurions tendance à conseiller Moblin 2 ou Ubuntu Netbook Remix selon vos priorités. Si le premier offre des performances de premier ordre, le second n'est pas en reste. Au moment du choix, le critère ergonomique prend donc toute son importance. La réactivité de Moblin s'accompagne d'une interface originale qui nécessitera un peu de temps d'adaptation et quelques installations complémentaires. À l'inverse, Ubuntu Netbook Remix se prend en main quasi immédiatement, même pour un débutant. Partant de là, si votre priorité est la réactivité et la productivité,  Moblin 2 devrait à terme vous satisfaire. Si vous préférez un système « clef en main », quitte à perdre pour cela quelques secondes ici et là, Ubuntu Netbook Remix vous satisfera pleinement !

Bien entendu, les différentes distributions abordées dans ce comparatif ne sont pas les seules à pouvoir prétendre prendre place au sein de votre disque dur. Nous n'avons testé que les principaux, mais nous n'excluons pas de mettre à jour ce comparatif avec d'autres systèmes et les nouvelles versions des OS testés.

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