in

Intel Core i7 6950X : Benchmark – Test et Avis

01

Les processeurs 10 coeurs arrivent chez Intel grâce à la toute dernière génération Broadwell-E et plus particulièrement l’i7 6950X.

Cette petite merveille de pure technologie en socket 2011v3 est donc compatible avec les cartes mères dotées d’un chipset Intel X99.

Pour une fois il ne sera pas obligatoire de changer intégralement de PC pour en profiter et les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là. Bien évidemment l’i7 6950X est le processeur grand public le plus puissant disponible actuellement. Mention « Grand public » car les professionnels s’orientent plus naturellement vers les familles Intel Xeon.

02Au menu de ce CPU cinq étoiles, ultra hautes performances, multitâches évolué et plateforme ultime pour les utilisateurs les plus exigeants. Avec une telle puissance de calcul l‘i7 6950X et ses versions dérivées peuvent répondre à absolument tous les besoins comme le jeu, la réalité virtuelle, l’overclocking ou encore la création de contenus.
05Broadwell-E inclut de grandes nouveautés. En plus de s’offrir dix cœurs soit vingt unités de calcul, Intel Turbo Boost Max Technology passe en version 3.0. Le Smart Cache est étendu à 25MB et la gravure de la puce passe au 14nm.

10Par rapport à la génération précédente, Broadwell-E peut offrir jusqu’à 35% de gains en travail multitâche toujours grâce à ses vingt unités de calcul et à son support de la mémoire quad-channel en DDR4 bien entendu. Comme d’habitude l’i7 6950X est totalement débridé afin que les fans d’overclocking puissent pousser le processeur dans ses derniers retranchements.

Cette sixième génération de processeurs Intel Core en socket 2011v3 s’avère comme le plus adapté aux dernières technologies les plus rapides. Avec sa gestion de quarante lignes PCI Express 3.0, la plateforme peut supporter sans la moindre bride les SSD les plus véloces, les solutions multi-GPU et la toute dernière norme Thunderbolt 3.

Petit méli-mélo chez Intel concernant les références des processeurs qu’il ne faudra pas mélanger ou confondre avec la famille « Main Stream » en socket 1151.
Car c’est l’année dernière qu’est apparu Broadwell avec principalement deux puces : les i7 5775C et i5 5675C. Comme leurs préfixes l’indiquent, le « 5 » indique un CPU de cinquième génération. Ils ont été très rapidement évincés par « Skylake » (i7 6700K).

08Toutefois Broadwell a été le premier processeur gravé en 14nm contre 22nm précédemment. Le procédé de gravure plus fin permet d’intégrer plus de transistors dans le processeur, d’en augmenter la puissance de calcul et donc de réduire la consommation électrique, véritable nerf de la guerre.
Cette démarche peut être comparée à celle utilisée dans l’aviation où l’on ne souhaite plus réaliser un Paris New-York en deux heures à un tarif exorbitant. Le but est désormais de permettre à un maximum de monde d’effectuer ce trajet à bas coût.

Broadwell-E ne pouvait pas reprendre la nomenclature de Broadwell puisque le préfixe « 5 » était déjà réservé à la génération précédente Haswell-E (i7 5960X).
Pour rappel Haswell-E était un processeur huit cœurs gravé en 22nm et fût le premier à être compatible avec la mémoire DDR4. Il avait pu agacer certains utilisateurs puisque le socket 2011v3 était incompatible avec le 2011 (et son chipset Intel X79). Cette contrainte était bien entendu liée à la RAM même si dans la famille socket 1151, nous avons pu voir des cartes mères supportant DDR3 et DDR4.

04Cette fois, les choses sont un peu plus claires puisque les heureux possesseurs d’une carte mère X99 pourront upgrader leur CPU vers i7 6950X.
Ce nouveau processeur dix cœurs est cadencé à la fréquence de base de 3GHz et peut atteindre 3.5GHz grâce à Intel Turbo Max Technology 3.0. Il dispose d’un cache de 25MB, gère 40 lignes PCI Express 3.0 et supporte la DDR4 sur quatre canaux pour une fréquence de 2400MHz. Le TDP annoncé est de 140W.
Les fréquences sont donc identiques à son prédécesseur l’i7 5960X. Le cache est donc augmenté de 5MB. Donc aucun changement n’est constaté tant au niveau des lignes PCIe ou du TDP.
Par conséquent, on constate que le nombre de cœurs passe de huit à dix, le cache passe de 20MB à 25MB et la fréquence de la DDR4 par défaut passe de 2133MHz à 2400MHz.

09Le i7 6950X n’est pas la seule puce Broadwell-E. puisqu’il est accompagné de trois autres références : i7 6900K, i7 6850K et 6800K.
Les différences sont facilement repérables. Les 6800K sont des six cœurs avec 15MB de cache. Cette caractéristique leur permet d’atteindre des fréquences par défaut plus élevées : 3.4GHz et 3.6GHz nominaux et 3.6GHz puis 3.8GHz respectivement avec Intel Turbo Boost.

Le 6900K est à cheval entre les 6800K et le 6950X puisque c’est un huit cœurs avec 20MB de cache, cadencé à 3.2GHz/3.7GHz. Par déduction, il est donc probable que le 6950X accepte sans problème 3.8GHz sans effort en l’overclockant.
A noter que le 6800K ne supporte « que » 28 lignes PCIe ce qui reste largement suffisant si l’on ne souhaite pas intégrer de nombreuses cartes graphiques au sein de la machine.

Concernant la plateforme X99, elle fût réellement utile lorsqu’elle est apparue en Août 2014. Son prédécesseur l’Intel X79 ne supportait que deux périphériques SATA 6Gbps et ne proposait même pas l’USB 3.0 nativement.
Rappelons que si le processeur lui-même gère les quatre canaux de mémoire DDR4 et 40 lignes PCI Express, le chipset prend en charge le stockage, la connectique USB, le réseau, le son et également le PCI Express.

Le chipset Intel X99 est connecté au processeur par un lien DMI 2.0 câblé en 4x. Il supporte :
8 lignes PCI Express 2.0
14 interfaces USB dont 6 au standard 3.0
1 interface réseau Gigabit
10 Sata 3.0 (6Gbps) couplé à Intel Rapid Storage 13.1
1 Solution audio

C’est donc une sérieuse avancée proposée aux nouvelles plateformes LGA2011 qui conservent les quarante lignes PCI Express tout en gagnant quatorze ports USB dont six en 3.0.
Le stockage interne gagne huit ports SATA 6Gbps et les informations concernant les cartes mères X99 disposeront elles aussi de ports M.2 (évolution du mSATA) et SATA express 10Gbps.
Les plateformes les plus rapides pourront se reposer sur un lecteur SSD NVMe huit fois plus rapide qu’un SSD classique.

Concernant le support de la DDR4, seules les plateformes X99 étaient compatibles à sa sortie. Avec l’arrivée de la sixième génération de processeurs Intel Core dans la gamme Main Stream en socket 1151, cette exclusivité a pris fin. Dans tous les cas, à son arrivée la DDR4 nous a semblé plus comme une contrainte qu’une avancée technologique. Les performances étaient similaires aux débits obtenus avec de la DDR3 et les utilisateurs ne pouvaient pas recycler leur DDR3 s’ils souhaitaient opter pour un PC en X99.

Une technologie nouvelle nécessite un certain temps afin d’atteindre sa maturité et montrer tout son potentiel. Or si théoriquement la DDR4 doit être bien plus rapide et accepter des capacités bien plus élevées, nous ne sommes pas encore convaincus par ce standard pourtant présent depuis deux ans.
Les PC ont rarement besoin de plus de 8GB de RAM pour une utilisation classique et les gains obtenus en optant pour une fréquence plus élevée sont pratiquement nuls. Il en est de même pour le quad channel.

13Dans le cadre du lancement de Broadwell-E, Intel en profite pour placer Thunderbolt 3, une technologie comparable à l’USB.
Thunderbolt est une technologie multi usage capable de gérer tant les périphériques de stockage externes que l’affichage sur écran.

Nous avions découvert et approuvé Thunderbolt dans sa première révision fin 2012 qui permettait de disposer d’une bande passante de 10Gbps soit des débits proches d’un SSD. Faute de périphériques compatibles, Thunderbolt a suivi un chemin similaire à celui de l’ancestral Firewire.
Thunderbolt 2 a doublé les débits et tenté de concurrencer l’USB 3.0 mais en vain. Désormais l’histoire se répète avec la révision 3 qui aimerait bien surpasser un USB 3.1 encore insipide sur le marché mais la fin est connue d’avance. Thunderbolt 3 avec ses 40Gbps de bande passante n’intéressera qu’une poignée de passionnées tandis que grand public se soumettra une nouvelle fois aux produits imposés dans le commerce en USB 3.1.

Hardware

 

IMGP9945

Processeur : Intel Core i7 6950X
RAM : 16GB Corsair 2133MHz
Boitier : Cooler Master Storm
Stockage SSD : Sandisk Ultra II
Stockage HDD : Seagate Barracuda 1To 7200RPM 64Mo de cache
Alimentation : Enermax Platimax 1000W
Carte graphique : AMD R9 295X2
Convertisseur SATA/USB 3.0 : ICY Box IB-111U3-Hub
Convertisseur SATA/eSATA : Akasa Elite

 Software

Windows 7 X64 installé sur un HDD SATA Seagate Barracuda 1To 7200RPM 64Mo de cache connecté sur le premier port SATA 6Gbps (si disponible).

Tous les pilotes installés sont en dernière version disponible à la date du test.

 Consommation électrique

Mesures effectuées à la prise électrique de la plateforme de test

CPU à fréquence stock en idle et en full (si support vga de la carte en test, seul l’IGP est présent sinon ajout d’un GPU)
CPU à fréquence OC en idle et en full (si support vga de la carte en test, seul l’IGP est présent sinon ajout d’un GPU)

 Températures

Aida 64 System Stability Test 5mins fréquence stock + ventilateurs profil automatique

 Benchmark CPU

Configuration par défaut: paramètres automatique.

Overclocking automatique: outil overclocking activé (si disponible).

Overclocking manuel: fréquence maximale atteignable stable le temps des benchmarks (watercooling pour les cartes mèers dédiées).

Software 

 SuperPI 1Mo
 wPrime 1024
 Cinebench
 PCMark 2011
 7Zip
 Truecrypt
 UCBench
 X264 Benchmark
 

Champs d’applications: 

 Calculs intensifs
 Bureautique et Multimédia
 Traitement de fichiers
 3D

wPrime 1024

shoot_wprime

wPrime 1024 est similaire à Super Pi mais calcule cette fois une fonction mathématique. wPrime est multi threads mais par défaut il est limité à quatre threads. Nous laissons cette configuration sans la modifier. Le résultat étant donné en secondes, le résultat le plus petit est le meilleur.

wprime

Nous avons exceptionnellement modifié la configuration de ce logiciel afin de permettre au CPU d’exprimer tout son potentiel. Avec 92 secondes, le processeur montre sans état d’âme que c’est un monstre de puissance.

UCBenchmark

shoot__ucbench

UCBench ou UnRAR-Crack Benchmark comme son nom l’indique tente de retrouver le mot de passe d’un fichier archivé au format RAR. Le score donné représente le nombre de possibilités exécutées par seconde et il est capable de tirer parti des instructions liées à l’encryption intégrées dans les processeurs.

ucbench

Cette fois sous UCBench, le match est équitable et l’i7 6950X est capable de s’approcher des 2200 combinaisons par seconde soit plus de 500 combinaisons par seconde que le 5960X.

 ScienceMark

shoot_sciencemark

Ce dernier logiciel de calcul brut se spécialise dans les domaines scientifiques comme les opérations sur les matrices ou sur les molécules. Les résultats sont donnés sous forme de scores.

sciencemark

ScienceMark est un logiciel très ancien et il ne sait pas toujours exploiter au mieux un grand nombre de coeurs. C’est pourquoi le 6950X obtient un score légèrement inférieur..

Aida64

 

aida-memoryNous utilisons Aida64 pour mesurer la bande passante de la mémoire vive.

aida

La bande passante de la mémoire gérée par l’i7 6950X en DDR4 obtient des valeurs similaires à la génération précédente puisqu’il s’agit du même chipset.

Cinebench

shoot_cinebench

Cinebench est l’un des tests les plus intéressants de notre panel car il compte parmi les rares à exploiter à 100% la puissance des CPU.

cinebench

C’est également une écrasante victoire de l’i7 6950X qui sait atteindre les 19 points à sa fréquence de base alors que le 5960 restait proche des 14 points. Une nouvelle fois le nombre de coeurs joue fortement sur le résultat final.

7Zip

shoot_7zip

7Zip est le meilleur logiciel de benchmark concernant la compression de données. Il est multi thread et ses résultats sont exprimés en MIPS (opérations par seconde).

7zip

La compression de fichier favorise prioritairement la fréquence du processeur et pourtant l’i7 6950X est capable de prendre une avance de 13000 MIPS par rapport à l’ancienne génération avec un score dépassant les 37 000 MIPS.

PassMark

shoot_passmark

 PassMark est un benchmark généraliste mesurant les performances générales d’une machine. Le résultat est exprimé sous la forme de score.

passmark

Sous Passmark, l’i7 6950X est capable de dépasser les 18 000 points alors que le 5960 était déjà impressionnant avec 16 000 points.

 

X264 Benchmark

shoot_x264

X264 Benchmark encode une vidéo au célèbre format X264 très lourd en puissance de calcul. Il se déroule selon deux passes. La première analyse la vidéo et la seconde procède à l’encodage proprement dit.

x264

 Ici avec X264 Benchmark, les résultats obtenus sont époustouflants. Avec plus de 96 FPS sur la deuxième passe, l’i7 6950X compte parmi les rares processeurs à réellement nous impressioner.

Dans le cadre de nos tests processeurs, nous nous satisfaisons généralement d’augmenter le voltage de la puce afin d’obtenir la plus haute fréquence en modifiant le coefficient.
Mais avec les dernières générations de processeurs Intel, la chose se complexifie quelque peu. Explications.
06De nombreux mécanismes visant à maintenir la consommation sont implémentés au sein des CPU récents. D’autres ont pour rôle de protéger la puce contre les tensions trop élevées. C’est pourquoi l’overclocking nécessite désormais quelques réglages supplémentaires.
Concrètement avec un BIOS dont le options sont laissées par défaut, il reste possible de configurer le voltage souhaité et d’opter pour un coefficient CPU élevé. Mais lors d’une lourde charge, le processeur ralentira systématiquement peu importe le système de refroidissement choisi.
Dans le cas du 6950X, nous avons du modifier les options comme « Long Duration Limit ». Cette fonctionnalité sert justement à réduire le seuil de la consommation. L’augmenter permet donc de laisser le CPU à sa fréquence overclockée sur un laps de temps plus long.

Il est impératif de garder à l’esprit qu’un paramétrage inadapté peut entraîner une instabilité de la machine ou pire, altérer les composants. Il faut donc adapter le système de refroidissement en conséquence.

oc gains

Certaines taches de calcul peuvent être 27% plus rapide mais en moyenne, les gains sont supérieurs à 20%. L’i7 6950x a un potentiel d’overclocking intéressant mais un peu en dessous de nos atteinte pour une puce de cette trempe..

Le nouveau processeur Intel Core i7 6950X nous procure au final une double impression. Mettons-nous à la place d’un utilisateur disposant déjà d’un PC moyen de gamme et qui souhaiterait obtenir encore plus de puissance pour accélérer par exemple la conversion de contenu multimédia. Opter pour ce nouveau CPU apportera son lot de satisfaction. L’utilisation pour la première fois d’une puce ultra haut de gamme procure toujours un énorme enthousiasme.

07La vitesse est telle lors des lourdes taches de calcul qu’on ne peut qu’être comblé par de telles performances.
Une fois l’excitation ressentie lors des premiers tests de l’Intel Core i7 6950X, le bilan peut-être rapidement nuancé. Rares sont les applications à être capables de tirer profit de dix cœurs ou vingt unités de calcul.
Il peut être plus intéressant de privilégier la fréquence du processeur plutôt que le nombre de cœurs.

C’est pourquoi lors de l’élaboration d’une plateforme Workstation à base de processeur Intel Xeon, cette question est incontournable. Les déclinaisons de la famille Broadwell-E seront éventuellement plus adaptées aux besoins de la majorité des utilisateurs puisqu’ils intègrent moins de cœurs et peuvent donc tourner plus vite.

Passons au profil des utilisateurs privilégiés qui disposent déjà d’une plateforme en socket 2011. N’ayons aucun scrupule à déclarer que l’intérêt serait des plus limités. Les gains entre le 6950X et son prédécesseur le 5960X sont bien présents mais aux vues des tarifs pratiqués pour le nouveau modèle, l’addition est particulièrement salée.

Jusqu’à présent le plafond pour ce type d’équipement se situait aux alentours de mille dollars même si la génération précédente reste proche de mille deux cents dollars. Dans le cas du 6950X, le prix définitif n’est pas encore connu mais il pourrait bien être aux alentours de mille cinq cents dollars.
Nous supposons que le passage de la gravure de 22nm à 14nm est plus coûteux à produire comme ce fût le cas avec les Broadwell. Mais le grand public remarquera surtout que le rapport entre les gains obtenus entre les deux générations et la différence de prix sera franchement peu convaincant.

Enfin concernant les overclockers, force est de constater que l’i7 6950X a encore du potentiel à exploiter mais à condition de modifier de nombreuses options dans le BIOS de leur carte mère.
Ce nouveau processeur mettant l’accent sur la consommation, il baisse par défaut rapidement les fréquences paramétrées et il faudra lever grand nombre de paramètres. Avec les 4.3GHz que nous avons su atteindre avec 1.3V, les gains pratiques dépassent les vingt-cinq pour cent ce qui pourra paraître peu pour un processeur « X ».

Au final, l’Intel Core i7 6950X est bel et bien un processeur extrêmement puissant qui séduira ceux qui veulent la puce la plus rapide du moment quel qu’en soit le prix. Le grand public risque d’estimer que le tarif est encore plus dissuasif que celui des générations précédentes.

Les +alt

fleche Puissance de calcul démentielle
fleche Compatible avec les cartes mères X99

 fleche Tarif beaucoup trop élevé

Commentaires
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

0