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OCZ Trion 100 240 Go : Test et Avis

OCZ Trion 100 1

OCZ tente de revenir sur la scène des SSD. Sous le couvercle, du Toshiba à tous les étages. Mais cela n’est pas une coïncidence. Alors ? Le retour de la vengeance du Vertex a-t-il sonné ? C’est l’heure du test du Trion 100 !

Après quelques années maintenant à utiliser des SSD dans nos machines, revenir sur un disque dur à plateaux est… difficile. D’autant plus quand ce même disque à plateaux supporte notre système d’exploitation. L’utilisation d’un SSD comme support principal n’est donc pas à débattre : augmentation du temps de réponse lors des accès fichiers, augmentation du débit sur les transferts, le tout avec des prix de plus en plus attractifs. Mais l’on n’est pas ici à parler de la justesse de l’achat d’un tel composant informatique. Quoique. Nous allons plutôt parler du choix de ce SSD : OCZ Trion 100 de 240 Go.

Nous avons pu l’user un peu depuis sa distribution par OCZ. C’est donc avec un peu de retard que nous vous livrons le test de ce tout nouveau SSD. Mais avant de vous parler de composants électroniques et de benchmarks, parlons un peu de la marque et des nouveautés mises en place pour séduire ses clients.

OCZ… Une marque qui a particulièrement souffert de son image en France, mais un peu moins dans le monde, de ce que le commercial de la firme nous raconte. Racheter par Toshiba, il y a un an tout juste (le 18 pour être précis), il va de soi que la firme japonaise y a logiquement placé ses propres puces de stockages au sein de ses SSD. Mais pourquoi utiliser encore une marque qui n’a pas bonne réputation ? Le représentant OCZ nous explique que l’image de marque a vraiment souffert en France. Ailleurs dans le monde, OCZ est globalement apprécié par ses clients. Certes, les volumes de vente ont diminué lors des bugs à répétition sur les SSD de la marque. Mais aujourd’hui, les Vector et maintenant les Trion sont fiables. Du moins, c’est ce que OCZ nous affirme haut et fort !

OCZ Trion 100 ShieldPlus

Et pour confirmer ses propos, OCZ nous expose son plan d’attaque, ou plutôt de défense. ShieldPlus, de son petit nom, le programme de SAV permet aux clients ayant un souci avec leur SSD de contacter un support direct, en n’indiquant que le numéro de série du produit en défaut. Ensuite, OCZ envoie directement un SSD de remplacement, sous couvert de la garantie de trois ans, avec un bon de retour du SSD défectueux. Simple, ce système ShieldPlus nous rappelant le principe du retour produit à la Amazon, permettra sûrement de faire revenir quelques clients ayant fait le choix d’une autre marque.

OCZ Trion 100 comparoLa consommation en “idle” est plutôt de 8 mW que 6…

Parlons un peu du Trion 100 en lui-même. Le boîtier est déjà quelque peu différent des anciens SSD de la marque. Exit les vis, le boîtier s’ouvre simplement en soulevant le capot. On accède alors à la carte imprimée contenant tous les composants du SSD. Même système de fixation, la carte est dans une glissière que l’on retire en glissant le tournevis entre le berceau et la carte pour l’extraire doucement. Le SAV n’est donc que plus simple pour l’usine OCZ. En revanche, on note ici l’absence de pad thermique pour le refroidissement des puces de la carte, comme le contrôleur Toshiba ainsi que les puces de stockage, également signées Toshiba.

Toshiba, ou Phison S10 ? Etrange…

Justement, côté contrôleur, la firme japonaise semble apposée sa marque sur sa puce de gestion du SSD. TC58, de son petit nom, ce contrôleur ne semble pas être issu des chaines de production de Toshiba. Comme le souligne bon nombre de nos confrères ayant aussi testé ce SSD, ce contrôleur ressemble très fortement à du Phison S10, jusqu’aux circuits électroniques de la carte. Pour le stockage, les Toshiba A19, gravées en 19 nm, disposent de trois bits de stockage pour chaque cellule : de la TLC donc. Si l’on triple la densité de stockage pour chaque puce, l’inconvénient d’un tel système est le temps d’accès aux couches supplémentaires, au-delà de la première. Mais OCZ, pour augmenter les performances, use d’une technique bien connue : le cache.

OCZ Trion 100 7Le contrôleur TC58, de biais, le cache RAM en dessous et les puces NAND TLC à droite

Diverses techniques existent pour contenir le flux, sans ralentir les performances du disque. Même sur les disques à plateaux standards, un système de cache est installé sur la carte électronique de gestion. A contrario de certaines références disponibles sur le marché, OCZ, et donc Toshiba, utilise un pseudo cache en SLC. Une certaine réserve de stockage est attribuée à ce tampon d’écriture de données sur les puces de stockage directement. Nous disons, pseudo cache SLC, car toutes les puces sont en TLC. En réalité, le contrôleur envoie des ordres d’écriture sur la première couche de chaque cellule de stockage. Moins chronophage, cette première couche est plus réactive que les deux autres couches. Sur le papier, l’affaire semble intéressante. Mais nos observations démontrent que ce pseudo cache ne semble pas tenir toutes ses promesses.

La configuration de test :

  • Carte mère : Gigabyte X99 Gaming 5
  • Processeur : Intel Core i7-5960X
  • Mémoire : G.Skill 4 x 4 Go DDR4
  • Carte graphique : HIS Radeon HD 7870
  • Refroidissement : Cooler Master Nepton 240L
  • Boitier : Cooler Master Test Bench 1.0
  • Stockage : Seagate 1 To 7200 t/m

OCZ Trion 100 ATTOSur ATTO, avec des données compressibles, le SSD arrive à gérer son cache, même pour les gros fichiers.

Sur le disque, nous avons écrit un peu plus de 100 Go de données afin de commencer à charger les différentes puces de stockage. Puis nous avons lancé les différents benchmarks. Avec AS SSD, les données étant incompressibles, nous obtenons un résultat peu engageant, y compris sur les tâches en parallèle. En lecture, les choses sont tout de même bien plus plaisantes. Même sur les tests réels de transfert de données entre un RAMdisk et le SSD, on obtient une moyenne proche des 490 Mo/s.

OCZ Trion 100 ASSSD

Prix serré, SAV Gold, OCZ croit en son produit

Sur quel terrain est-il donc le plus à l’aise ? Nous pensons clairement que ce OCZ Trion 100 se place comme une alternative intéressante pour qui souhaite donner un coup de fouet à sa machine un peu sur les genoux avec un disque dur à plateaux old school. La suite de logiciel proposé avec cet OCZ permet de réaliser un clone du vieux disque système vers le Trion 100, puis de placer le SSD en disque principal. Outre un SAV plus réactif et moins contraignant, la solution OCZ est tout de même séduisante.

Avec un prix d’appel de 90€ en moyenne, ce disque de 240 Go est donc une bonne affaire. Pour les utilisateurs d’applications spécifiques, comme de la BI ou du traitement lourd de données, nous ne pouvons pas conseiller ce SSD aux faibles performances dans ces cas d’usage. Pour le reste, à moins que le firmware nous refasses le coup des Vertex, les Trion 100 pourront répondre présents dans votre PC pour tous les autres cas, et surtout celui d’héberger votre système d’exploitation.

  • Prix,
  • ShieldPlus,
  • Performance en lecture séquentielle,
  • Performance en écriture, tous modes confondus
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