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Ventirad Be Quiet! Dark Rock 3 : Test et Avis

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Be Quiet !, fabricant allemand nous aura fait parvenir un exemplaire du Dark Rock 3, ventirad entièrement conçu en interne, c’est-à-dire ventilateur et radiateur, à la finition noire de très bon goût.

Soumis à la même méthode de test que tous les autres composants avant lui, ce sera une bonne occasion de se rendre compte si Be Quiet ! a été à la hauteur de sa réputation, plutôt flatteuse, en ce qui concerne les ventirads, mais également les alimentations, composant que le constructeur se targue de vendre par wagons entiers en Allemagne, son pays d’origine.

Quoi qu’il en soit, l’occasion a été saisie et le Dark Rock 3 a été analysé sous toutes les coutures (enfin, façon de parler …) afin de pouvoir argumenter avant de répondre à la question posée plus tôt, est-il à la hauteur de la réputation de son fabricant ?

Début de réponse dès la page suivante.

Plateforme de test :

– Processeur : Processeur AMD Phenom II x 4 965 3.4 GHz
– Carte mère : Carte-mère MSI 890GXM-G65 micro ATX
– Carte graphique : MSI HD 7790
– Mémoire : 1 x 8 Go Kingston HyperX Blu DDR3 1333 MHz
– SSD : Intel 510 Series 120 Go
– Alimentation : BeQuiet! Straight Power 680 Watts
– Boîtier : Deep Silence 3 de Nanoxia

Logiciels utilisés

– Système d’exploitation : Windows 7 64 Bits
– OCCT 4.4.0

Les tests seront pratiqués la plate-forme montée dans un boîtier, aujourd'hui le Deep Silence 3 de Nanoxia.

Les relevés seront effectués deux fois pour éviter un disfonctionnement éventuel, une moyenne sera effectuée entre les quatre cœurs de notre processeur.

Le protocole du test de refroidissement :

Nous allons utiliser le logiciel OCCT et laisser reposer la configuration pendant 30 min pour relever la température au repos, la valeur la plus élevée sera retenue et nous ferons une moyenne des quatre cœurs en une donnée.

Nous lancerons un test d'une heure puis observerons un temps de repos de 30 min entre chaque test. Nous réaliserons nos tests à différentes tensions afin de voir l'impact réel sur la température, pour cela nous avons retenu les tensions suivantes de 7.5, 9 et 12 Volts. Si toutefois, pendant un test la température du processeur se trouve au-dessus de 75°C, nous considérerons le test comme un échec car nous avons réglé de bios de telle manière que le pc redémarre lorsque cette température est atteinte.

Nous avons utilisé de la pâte thermique Arctic Cooling MX4 au lieu de celle fournie par Be Quiet!.

Mesures sonores

Le sonomètre sera situé à 15 cm du ventirad pour que le souffle ne perturbe pas les mesures. Un second relevé sera effectué à 1 mètre. Les deux prises s’effectuent panneau gauche enlevé, car le rôle du boîtier au niveau de l’affaiblissement acoustique est énorme, difficile donc de généraliser.

Il est évident que tester dans un boîtier performant, les résultats seront nécessairement meilleurs et en tout état de cause, très différents de ceux qui sont obtenus avec un boîtier milieu de gamme.

Nous allons tester la tension de démarrage du ventilateur et relever son niveau sonore à 7.5, 9 et 12 volts.

 Le test du montage

Nous démarrons par l'examen des notices, application de la pâte thermique, identification des différents éléments correspondant à notre processeur et carte mère. Nous accordons une importance à l'accessibilité de la mémoire et du connecteur 4 broches pour le processeur. Pour un non-initié, la tâche peut se présenter comme étant très ardue, celle-ci incluant bien souvent le démontage du support existant, donc de la carte mère.

Glossaire

Caloducs : Un caloduc se présente sous la forme d’une enceinte hermétique qui renferme un fluide en équilibre avec sa phase gazeuse et sa phase liquide, en absence de tout autre gaz. A un bout du caloduc, celui près de l'élément à refroidir, le liquide chauffe et se vaporise en emmagasinant de l'énergie provenant de la chaleur émise par cet élément.

Ce gaz se diffuse alors dans le caloduc jusqu'au niveau d'un dissipateur thermique (ou d'un autre système de refroidissement) où il sera refroidi, jusqu'à ce qu'il se condense pour redevenir à nouveau un liquide, et céder de l'énergie à l'air ambiant sous forme de chaleur… Source Wikipédia.
 

PWM : Pulse Width Modulation, c'est un concept de commande de ventilateur par un espacement de la durée d'alimentation. Reconnaissable à son connecteur 4 broches au lieu de 3, il se veut plus souple et plus rapide que le réglage par variation de tensions.
 

CFM : Cubic Feet Minute, en le multipliant par 1.7, vous connaîtrez la capacité de déplacement d’air en m3/heure d'un ventilateur.
 

HDT : Certains ventirads sont équipés de cette technologie, la surface utile en matière de refroidissement n'est constituée quasiment que par la jonction caloduc/processeur. L'aluminium présent sur la base jouant plus un rôle de support des caloducs et de montage.

De plus, dans la plupart des cas, il n’est pas en contact avec la pièce à refroidir et en est éloigné de quelques dixièmes de millimètre.
 

Pression statique : C’est une des composantes de l’évaluation d’un flux avec le débit (CFM). Il s’agit, pour simplifier, de la force de l’air. Elle est indispensable en refroidissement processeur dans la mesure où le débit doit rester important en sortie de radiateur pour évacuer les calories prélevées.

Pour avoir une pression statique importante, plusieurs éléments entrent en ligne de compte, la géométrie des pales, (surface et courbures notamment), et la vitesse de rotation. Pour les courbures des pales, les ventilateurs « épais » sont nettement plus adaptés. A vitesse équivalente, un 120×32 sera forcément plus à l’aise qu’un 120×25 ou même un 140×25.

Donc 2 ventilateurs peuvent posséder des caractéristiques en termes de débit identiques mais des pressions statiques très différentes. Une forte pression statique est nécessaire partout où la circulation d’air est difficile : petits orifices de ventilation, obstacles … Le radiateur d’un ventirad est assimilable à un obstacle.

Dans le cadre d’une ventilation boîtier et si ce dernier n'est pas trop encombré, la notion de pression statique est un peu moins importante, le débit et la discrétion sont à mettre en avant. Par contre, pour information, un boîtier vide réduit le débit d’environ 15%, un boîtier bien rempli de près de 60%, quand on vous dit de bien ranger vos câbles !

Pâte thermique :Le but principal d'une pâte thermique est d'assurer un contact optimal et d'éviter la présence d'air entre les surfaces d'un composant et de son système de refroidissement (souvent un dissipateur thermique). Ces surfaces possédant de nombreuses micro porosités (trous, bosses), de l'air est présent entre le composant et le dissipateur. L'air étant un mauvais conducteur thermique, le transfert thermique s'effectue ainsi moins bien.


L'application de pâte thermique permet de remplir ces imperfections par une substance dont la conductivité thermique est beaucoup plus élevée que celle de l'air. La surface de contact entre le composant et le dissipateur est ainsi plus importante et donc le transfert thermique va s'effectuer plus efficacement.

La pâte thermique sert également parfois à maintenir le dissipateur sur le composant, certaines pâtes étant très collantes. C'est par exemple le cas de certains dissipateurs destinés à refroidir les circuits intégrés mémoires des cartes graphiques, où seule la pâte thermique (qui prend parfois la forme d'un morceau de Scotch double-face) les fait tenir en place.

Le paramètre le plus important d'une pâte thermique est sa conductivité thermique, exprimée en watt par mètre-kelvin (c'est-à-dire en W/(m×K), à ne pas confondre avec W/mK : watt par millikelvin). Une pâte thermique à base de silicone a une conductivité thermique comprise entre 0,7 et 0,9 W/(m×K), tandis que celle d'une pâte à base d'argent est comprise entre 2 et 3 W/(m×K), voire plus. À titre de comparaison, à une température de 20°C, la conductivité thermique du cuivre est de 401 W/(m×K), celle de l'argent de 429 W/(m×K), et celle de l'air de 0,0262 W/(m×K, à une pression d'un bar).

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Comme d'habitude avec Be Quiet ! (BQ) et la gamme Dark Rock (DR), le DR 3 est intégralement noir ou presque. Noir sont le ventilateur et son câble, de même que le cache supérieur, caloducs et ailettes sont pourvus d'une couche de nickel sombre, gris très foncé.

Il mesure 97 mm en profondeur sur 137 mm en largeur sur 160 mm de hauteur et affiche un poids total de 976 grammes.

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Compatible avec une longue liste de sockets plus ou moins d'actualité, tels les sockets Intel LGA 775, 1156, 1155, 1150, 1366 et 2011 (-3) square ILM, sans oublier les sockets AMD 754, 939, 940, AM2, AM2+, AM3, AM3+, FM1, FM2 et FM2+, le DR 3 est vendu dans les faits une petite soixantaine d'euros environ, hors frais de ports éventuels.

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Le DR 3 comporte un ventilateur Made in BQ de 135 x 135 x 22 mm, le SilentWings PWM, qui, selon son constructeur, fonctionne en produisant 8,4/13,6/21,1 dB(A) à respectivement 50/75/100 % de sa capacité (100 % = 1400 RPM). Il débite ainsi un flux d'air de 67,8 CFM (= 113,8 mètres-cube par heure) à 12 Volts.

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Le radiateur comprend effectivement 51 ailettes recouverts de nickel à la sombre finition (on n'aurait jamais spontanément eu l'idée de compter les ailettes du radiateur sans la précision et la rigueur de la fiche-produit sur le site de BQ, qui correspondent à l'idée qu'on se fait de la Deutsche Qualität, DQ, précision et rigueur auxquelles on se devait de rendre grâce), est parcouru par six caloducs de six millimètres de diamètre et qui se rejoignent en une zone de contact CPU indirecte, elle aussi recouverte du même revêtement nickelé.

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Enfin, représentant le ticket d'entrée du haut-de-gamme de la marque, le BQ DR 3 revendique une capacité de refroidissement de 190 W (TDP).

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Le système de montage dont est équipé le DR 3 est identique à celui du Shadow Rock Slim du même constructeur, forcément cela implique deux choses : la première que les deux parties « montage » des tests des deux ventirads seront  très similaires et, deuxième chose, que les deux auront les mêmes qualités et le même défaut.

Défaut que nous avons tenté d'amoindrir grâce au déplacement du ventilateur arrière du Deep Silence 3 que nous avons utilisé lors du test du DR 3 en position supérieure, en tentant de simuler un effet « Push/Pull » vertical.

Alors évidemment, avec en plus des caractéristiques techniques à l'avantage du DR 3 par rapport au SRS, la comparaison tourne en faveur du DR 3 et du système « Push/Pull » vertical, mais nous y reviendrons par la suite.

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On débutera la phase de montage par mettre de côté la plaque de rétention fournie, orientée face AMD et on vissera au préalable les fixations correspondantes au socket AM3 dans notre cas.

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Ensuite, après avoir placé les quatre vis dans leurs orifices correspondants sur la plaque de rétention et placé les sortes de rondelles noires en plastique qui servent à leur maintien sur la carte-mère, le support du radiateur à proprement parler est prêt à officier.

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Enfin, il faut poser le radiateur la tête à l'envers sur la table et venir le fixer définitivement grâce aux quatre vis susmentionnées en positionnant la carte-mère par le dessus.

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On remarque tout de même que deux emplacements mémoire sont couverts par le radiateur, moralité : il faudra placer les modules mémoire avant le montage du DR 3.


Le ventilateur SilentWings de BQ s'avère assez silencieux, même à haut régime et participe activement à un refroidissement tout à fait satisfaisant. Remarquez, on ne serait pas en présence d'un fabricant dont le nom pourrait se traduire assez peu élégamment par : « Non mais tu vas la fermer ta mouille … !!!! », on serait pas aussi exigeant …

Et à juste titre d’ailleurs, comme nous le confirme le tableau ci-dessous regroupant les relevés sonores effectués à 15 et 100 cm, à l’intérieur du Deep Silence 3, car nos attentes n’ont pas été déçues.

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On se rend compte que, par exemple, même à 12 Volts à 15 cm le SilentWing se montre relativement silencieux, une performance pour un ventilateur dans de telles conditions.

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Si le DR 3 se montre certes silencieux, ce n’est pas au prix des performances, qui se montrent très honorables, auquel s’ajoute l’effet « push/pull » possible grâce au Deep Silence 3 que nous avons utilisé lors de ce test. Le prix à payer est, comme nous l’avons montré au cours du test de la dernière tour de Nanoxia, une température des autres composants internes (CM en tête) plus élevée. Rien d’alarmant toutefois.

Notre méthode de test nous ayant amené à examiner le Dark Rock 3 (DR 3), du fabricant allemand Be Quiet ! (BQ), selon les points de vue du montage, des performances et du silence d’exécution, elle nous incite aussi à la fin à émettre un avis, le plus tranché possible. Et l’heure est venue.

bequietLe DR 3 s’avère au final un ventirad à la finition exemplaire, au rendu noir très élégant, à l’efficacité prouvée et, même dans le pire des cas, au moins relativement silencieux.

Encore une réussite à mettre sur le compte de BQ, réussite que l’on ne tempérera qu’à cause de système de montage AMD figé, le même reproche qu’au Shadow Rock Slim en somme, obstacle que d’autres ont pourtant réussi à contourner.

Cela ne nous empêchera toutefois ni de reconnaître ni de saluer les efforts accomplis en vous recommandant ce Dark Rock 3.

label

Les + alt

fleche Efficace,
fleche Silencieux,
fleche Montage facile …

 fleche Mais montage figé verticalement dans le cas d’un CPU AMD.
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