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Ventirad Raijintek Pallas : Test et Avis

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Alors que son actualité récente parlait bien de refroidissement, mais pour carte graphique à cette occasion (Morpheus), Raijintek commence surtout à se faire connaître pour ses ventirads CPU. Quoi de plus normal nous direz-vous pour une entreprise dont les rangs comptent nombre d'anciens employés de firmes, aujourd'hui concurrentes, spécialisées elles aussi dans le refroidssement.

Le catalogue encore jeune, dont est issu le Pallas, ne comprend pour l'heure que huit références, dont seulement deux sont des ventirads Top Flow, le Pallas bien sûr, le pendant haut-de-gamme et également le Zelos. Pour rappel, parmi les six autres références, deux ont été testées dans nos colonnes, le Themis et l'Ereboss.

Et comme la bonne réputation du constructeur va croissante, il nous appartenait soit de participer à la légende soit de démonter le mythe ou, plus sérieusement, de vous donner toutes les informations utiles en mesure de vous aiguiller dans votre choix et aussi, accessoirement, de déterminer si le Pallas de Raijintek est une option à considérer ou pas.

C'est ce que nous avons entrepris de faire en utilisant notamment détaillant dans un premier temps la phase de montage du Pallas et ensuite nous avons tenté d'en déterminer les capacités en refroidissement puis, enfin, nousavons relevé les nuisances produites en focntionnement, mesures prises hors boîtier.

Et cela commence page suivante.

– Processeur : Intel Core i5 3550S
– Carte mère : Asrock B75M-ITX
– Carte graphique : MSI HD 7790
– Mémoire : 1 x 8 Go Kingston HyperX Blu DDR3 1333 MHz
– SSD : Corsair F120
– Alimentation : BeQuiet! Straight Power 680 Watts
– Boîtier : Bitfenix Colossus Mini

Logiciels utilisés

– Système d’exploitation : Windows 7 64 Bits
– OCCT 4.4.0

Les tests seront pratiqués la plate-forme montée dans un boîtier, aujourd'hui le Colossus Mini de Bitfenix.

Les relevés seront effectués deux fois pour éviter un disfonctionnement éventuel, une moyenne sera effectuée entre les quatre cœurs de notre processeur.

Le protocole du test de refroidissement :

Nous allons utiliser le logiciel OCCT et laisser reposer la configuration pendant 30 min pour relever la température au repos, la valeur la plus élevée sera retenue et nous ferons une moyenne des quatre cœurs en une donnée.

Nous lancerons un test d'une heure puis observerons un temps de repos de 30 min entre chaque test. Nous réaliserons nos tests à différentes tensions afin de voir l'impact réel sur la température, pour cela nous avons retenu les tensions suivantes de 5, 7 et 12 Volts. Si toutefois, pendant un test la température du processeur se trouve au-dessus de 75°C, nous considérerons le test comme un échec car nous avons réglé de bios de telle manière que le pc redémarre lorsque cette température est atteinte.

Nous avons utilisé de la pâte thermique Arctic Coolinrg MX4 au lieu de celle fournie par Raijintek.

Mesures sonores

Le sonomètre sera situé à 15 cm du ventirad pour que le souffle ne perturbe pas les mesures. Un second relevé sera effectué à 1 mètre. Les deux prises s’effectuent panneau gauche enlevé, car le rôle du boîtier au niveau de l’affaiblissement acoustique est énorme, difficile donc de généraliser.

Il est évident que tester dans un boîtier performant, les résultats seront nécessairement meilleurs et en tout état de cause, très différents de ceux qui sont obtenus avec un boîtier milieu de gamme.

Nous allons tester la tension de démarrage du ventilateur et relever son niveau sonore à 5, 7 et 12 volts.

 Le test du montage

Nous démarrons par l'examen des notices, application de la pâte thermique, identification des différents éléments correspondant à notre processeur et carte mère. Nous accordons une importance à l'accessibilité de la mémoire et du connecteur 4 broches pour le processeur. Pour un non-initié, la tâche peut se présenter comme étant très ardue, celle-ci incluant bien souvent le démontage du support existant donc de la carte mère.

Glossaire

(Etabli par notre ancien collègue Nicolas)

Caloducs : Un caloduc se présente sous la forme d’une enceinte hermétique qui renferme un fluide en équilibre avec sa phase gazeuse et sa phase liquide, en absence de tout autre gaz. A un bout du caloduc, celui près de l'élément à refroidir, le liquide chauffe et se vaporise en emmagasinant de l'énergie provenant de la chaleur émise par cet élément.

Ce gaz se diffuse alors dans le caloduc jusqu'au niveau d'un dissipateur thermique (ou d'un autre système de refroidissement) où il sera refroidi, jusqu'à ce qu'il se condense pour redevenir à nouveau un liquide, et céder de l'énergie à l'air ambiant sous forme de chaleur… Source Wikipédia.
 

PWM : Pulse Width Modulation, c'est un concept de commande de ventilateur par un espacement de la durée d'alimentation. Reconnaissable à son connecteur 4 broches au lieu de 3, il se veut plus souple et plus rapide que le réglage par variation de tensions.
 

CFM : Cubic Feet Minute, en le multipliant par 1,7 vous connaîtrez la capacité de déplacement d’air en m3/heure d'un ventilateur.
 

HDT : Certains ventirads sont équipés de cette technologie, la surface utile en matière de refroidissement n'est constituée quasiment que par la jonction caloduc/processeur. L'aluminium présent sur la base jouant plus un rôle de support des caloducs et de montage.

De plus, dans la plupart des cas, il n’est pas en contact avec la pièce à refroidir et en est éloigné de quelques dixièmes de millimètre.
 

Pression statique : C’est une des composantes de l’évaluation d’un flux avec le débit (CFM). Il s’agit, pour simplifier, de la force de l’air. Elle est indispensable en refroidissement processeur dans la mesure où le débit doit rester important en sortie de radiateur pour évacuer les calories prélevées.

Pour avoir une pression statique importante, plusieurs éléments entrent en ligne de compte, la géométrie des pales, (surface et courbures notamment), et la vitesse de rotation. Pour les courbures des pales, les ventilateurs « épais » sont nettement plus adaptés. A vitesse équivalente, un 120×32 sera forcement plus à l’aise qu’un 120×25 ou même un 140×25.

Donc 2 ventilateurs peuvent posséder des caractéristiques en termes de débit identiques mais des pressions statiques très différentes. Une forte pression statique est nécessaire partout ou la circulation d’air est difficile, petits orifices de ventilation, obstacles. Le radiateur d’un ventirad est assimilable à un obstacle.

Dans le cadre d’une ventilation boîtier et si ce dernier n'est pas trop encombré, la notion de pression statique est un peu moins importante, le débit et la discrétion sont à mettre en avant. Par contre, pour information, un boîtier vide réduit le débit d’environ 15%, un boîtier bien rempli de près de 60%, quand on vous dit de bien ranger vos câbles !

Pâte thermique :Le but principal d'une pâte thermique est d'assurer un contact optimal et d'éviter la présence d'air entre les surfaces d'un composant et de son système de refroidissement (souvent un dissipateur thermique). Ces surfaces possédant de nombreuses micro porosités (trous, bosses), de l'air est présent entre le composant et le dissipateur. L'air étant un mauvais conducteur thermique, le transfert thermique s'effectue ainsi moins bien.


L'application de pâte thermique permet de remplir ces imperfections par une substance dont la conductivité thermique est beaucoup plus élevée que celle de l'air. La surface de contact entre le composant et le dissipateur est ainsi plus importante, et donc le transfert thermique va s'effectuer plus efficacement.

La pâte thermique sert également parfois à maintenir le dissipateur sur le composant, certaines pâtes étant très collantes. C'est par exemple le cas de certains dissipateurs destinés à refroidir les circuits intégrés mémoires des cartes graphiques, où seule la pâte thermique (qui prend parfois la forme d'un morceau de Scotch double-face) les fait tenir en place.

Le paramètre le plus important d'une pâte thermique est sa conductivité thermique, exprimée en watt par mètre-kelvin (c'est-à-dire en W/(m×K), à ne pas confondre avec W/mK : watt par millikelvin). Une pâte thermique à base de silicone a une conductivité thermique comprise entre 0,7 et 0,9 W/(m×K), tandis que celle d'une pâte à base d'argent est comprise entre 2 et 3 W/(m×K), voire plus. À titre de comparaison, à une température de 20°C, la conductivité thermique du cuivre est de 401 W/(m×K), celle de l'argent de 429 W/(m×K), et celle de l'air de 0,0262 W/(m×K) (à une pression de 1 bar).

Le Pallas est un ventirad de type Top-Flow, c’est-à-dire, que le flux d’air est orienté du haut vers le bas, faisant profiter les composants autour du socket du fluxd'air ainsi créé. Suivant une conception horizontale, il mesure 153 millimètres de long sur 150 mm de largeur sur 53 mm de haut (radiateur seul) et pèse 420 grammes, couvrant tout ou partie de notre carte-mère mini-ITX de test.

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Le matériau de base qui compose à la fois la zone de contact CPU et les caloducs est le cuivre, recouvert par la suite d’une fine couche de nickel, lui conférant cet aspect brillant. Autour de cela, on trouve les traditionnelles ailettes d’aluminium, qui se chargeront de dissiper la chaleur produite par le CPU.

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Il est livré avec un unique ventilateur PWM de 140 x 150 x 13 mm (pas de place en effet pour un second ventilateur), capable de tourner entre 650 et 1400 tours par minute et d’un débit d’air maximal de 56.55 CFM. Raijintek parle d’un niveau sonore de 28 dB(A).

Son système de fixation, reposant sur le principe de la plaque de rétention multi formats, est en tout point similaire à celui proposé par les autres produits de la marque, voir les tests des Ereboss et Themis.

La boîte comprend le radiateur et son ventilateur, la plaque de rétention AMD/Intel, le nécessaire de vis et fixations pour processeurs au socket AMD et Intel, un jeu de fixations supplémentaire pour socket LGA 2011 et un peu de pâte thermique.

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La notice, car claire et au déroulement bien découpé, incluse dans la boîte rend l’opération de montage relativement aisée, opération qui par définition n’est déjà pas très difficile. On aura aussi eu à coeur d'utiliser l'Asrock B75M-ITX pour les tests, elle et son socket placé très près des emplacements RAM et PCI-Express.

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On commence par fixer la plaque de rétention avec les quatre longues vis qui seront maintenues par quatre verrous de plastique de l’autre côté de la carte-mère.

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Par la suite, on viendra poser les fixations pour le radiateur en lui-même sur les quatre vis, exactement comme pour les Themis et Ereboss, avant de fixer ces dernières grâce à des  vis à mains.

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De là, on viendra poser au-dessus de la zone de contact CPU la plaque qui servira à maintenir le radiateur sur le CPU, plaque qui est solidarisée au radiateur par deux simples ergots. Talon d'achille du système de fixation, la plaque tient en effet à très peu de choses et aura vite fait de se déloger, si elle n'est pas manipulée avec précaution.

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Deux vis à insérer et verrouiller par le haut pour en finir, deux trous à leur verticale sont prévus dans le radiateur à cet effet, que l’on voit sur la photo dans sa partie inférieure (les deux renfoncements).

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Dernière étape : le ventilateur, qui sera fixé au radiateur par le biais d’attaches métalliques qui seront attachées aux ailettes du radiateur, pas le système le plus convaincant de tous à notre sens. Ah, c'est sûr le ventialteur ne bouge plus, ce qui esr également le cas quand il s'agit d'enlever le tout pour laisser place au prochain ventirad à tester …

Et voilà, bon pour le service, une fois le ventilateur branché, enfin branchement à faire à ce moment du montage ou bien avant selon la position du connecteur sur la carte-mère, mais on y arrive.

Car monter un ventirad aussi large sur une carte-mère mini ITX, l’Asrock B75M-ITX, a un prix (et pas seulement le prix de vente de l’engin, entendons-nous bien). On veut dire par là que nous avons par précaution branché plusieurs câbles et monté certains composants avant de commencer à monter le Pallas, certains à juste titre (RAM par exemple), d’autres fois inutilement (SATA tout à fait accessible) et d’autres fois (Ventilateur CPU, SATA/EPS), cela s’est avéré plus facile avant qu’après montage.

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Comme vous pouvez le voir sur les photos, le radiateur du Pallas, bien que couvrant les deux emplacements mémoire, s’accommode parfaitement de barrettes à dissipateur de taille standard, mais ne laisse aucune place pour l’excentricité en la matière. Vous aurez sans doute aussi remarqué qu'il ne gêne pas l'accès au port PCI-Express et qu'il est parfaitement possible d'ajouter une carte graphique au moins décente (comme notre HD 7790 MSI de test par exemple), ce que ne permet pas certains ventirads comme le Scythe Shuriken notamment (expérience personnelle).

Il y a en effet trois millimètres d’espace libre entre le somment du dissipateur mémoire et le radiateur, l’ensemble monté radiateur/ventilateur mesurant 68 mm de hauteur au total.

 Maintenant vient le moment où il s'agira de vérifier les impressions initales que procurent le Pallas quand on jette un oeil dessus la première foisout d'abord, commencons par les résultats des températures, si vous le voulez bien.

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Comme vous le voyez, la combinaison de la grande surface de dissipation couplée à la puissance du flux d'air créé par le ventilateur de 140 mm peut amener d'excellents résultats, comme les relevés à 7 Volts, qui représentent le meilleur équilibre performances/silence. En effet, si les relevés à 5 Volts ne sont pas des plus satisfaisants, on remarque néanmoins que la montée en puissance à 7 Volts fait chuter sensiblement la température, au moins en charge, sans toutefois produire de trop fortes nuisances sonores, mais nous y reviendrons. A partir de 12 Volts par contre, le gain est toujours là mais n'est plus aussi important, sans doute que les limites de refroidissement de notre Core i5-3550S à basse consommation de test ont été atteintes.

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Les relevés que voici ont été effectués à l'intérieur du boîtier Bitfenix Colossus Mini dont le panneau latéral a été enlevé, afin qu'il ne vienne pas interférer en atténuant les nuisances sonores (l'une de ses fonctions premières). Et il apparaît au final que le ventilateur du Raijintek Pallas se montre parfaitement silencieux à 5 Volts, l'est relativement à 7 volts mais produit un vacarme conséquent à partir de 12 Volts. Il apparaît aussi que l'inpresson de silence est bien plus prégnante de loin que de près.

En conclusion, le Pallas s'est montré tout à fait en mesure de refroidir dans de bonnes conditions, notre CPU de test, le Core i5-3550S, processeur certes à basse consommation mais qui a vocation à se retrouver dans des boîtiers à faible encombrement, terrain de prédilection du Pallas qui ne mesure que, on le rappelle, 68 mm de hauteur.

raijintekRaijintek a choisi de positionner son Pallas dans un segment de marché parmi les plus concurrentiels, où de nombreuses références ont déjà fait leurs preuves et sont déjà installées, celles des ventirads à un peu moins de 40 euros. Toutefois, comme nous avons pu le remarquer, le Pallas n'est pas dépourvu de qualités, loin de là.

Déjà, on retiendra une qualité de fabrication tout à fait satisfaisante et un montage assez facile, bien que relativement long, appuyé par une notice assez claire, même si certains points du système de fixation peuvent être encore amélioré. On retiendra également des performances qui ne sont pas en reste et un prix relativement contenu pour la prestation offerte, octroyant au passage au Pallas un rapport qualité-prix globalement très positif.

On insistera égalemetn sur le fait que malgré un encombrement horizontal conséquent, le Pallas n'empêche en aucune manière le montage d'une carte graphique, pas plus qu'il n'empêche le montage de barrettes mémoire (bannir toutefois celles aux dissipateurs trop extravagants en taille) et cela reste un plus très appréciable.

Alors, on pourra bien pester contre le système de fixation du ventilateur (oui, on préfère les vis …) et également contre la puvreté relative du bundle, on s'est fait un peu peur quand on a cru avoir perdu l'une des deux vis de fixation du radiateur à son armature, mais bon plus de peur que de mal, même si un petit exemplaire de chaque en plus ne ferait pas forcément de mal …

Ceci étant, cela ne nous empêchera pas de vous recommander le Pallas, un très bon choix dans sa catégorie.

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  • Rapport qualité prix satisfaisant,
  • Montage facile, bien qu'un peu long,
  • Relativement silencieux et performant,

  • Bundle un peu pauvre,
  • Fixation du ventirad sur son armature.

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