in

Ventirad Thermalright True Spirit 140 Power : Test et Avis

thermalright

Thermalright, spécialiste du refroidissement et disposant d'un catalogue déjà particulièrement fourni, se devait de rester dans la course d'un segment de marché du composant informatique très concurrentiel, celui du refroidssement CPU.

Fort du succès de son True Spirit 140, a décidé d’en produire une nouvelle version, le True Spirit 140 Power, améliorée sur quelques points, le point le plus notable étant le passage de caloducs de 6 mm de diamètre à des caloducs de 8 mm, le ventilateur restant par exemple identique entre les deux versions; un choix qui ne sera pas sans conséquence du point de vue des résultats, ce que nous verrons par la suite.

Et comme il n'y pas trente-six manières de tester les possibilités d'un ventirad, nous avons soumis le Thermalright True Spirit 140 Power , à l'épreuve de la réalité ou plus précisément d'un session d'une heure d'OCCT, comme nous le faisons d'ordinaire et nous n'avons pas manqué de relever les températures du prinicpal composant concerné, le CPU cela va sans dire, sans non plus oublier d'effectuer les relevés sonores, tout que nous avons compilé en graphiques.

Et cela commence pas plus tard que tout de suite, tout d'abord par une partie explicative, comprenant notamment un glossaire (établi par notre ancien collègue Nicolas), puis une présentation, qui précèdera la description de la phase de montage et enfin en dernier, la partie réservée aux relevés à proprement parler. 

 Plateforme de test :
– Processeur : Intel Core i5 3550S
– Carte mère : Asrock B75M-ITX
– Carte graphique : MSI HD 7790
– Mémoire : 1 x 8 Go Kingston HyperX Blu DDR3 1333 MHz
– SSD : Corsair F120
– Alimentation : BeQuiet! Straight Power 680 Watts
– Boîtier : Cooltek W1

Logiciels utilisés

– Système d’exploitation : Windows 7 64 Bits
– OCCT 4.4.0

Les tests seront pratiqués la plate-forme montée dans un boîtier, aujourd'hui le Cooltek W1.

Les relevés seront effectués deux fois pour éviter un disfonctionnement éventuel, une moyenne sera effectuée entre les quatre cœurs de notre processeur.

Le protocole du test de refroidissement :

Nous allons utiliser le logiciel OCCT et laisser reposer la configuration pendant 30 min pour relever la température au repos, la valeur la plus élevée sera retenue et nous ferons une moyenne des quatre cœurs en une donnée.

Nous lancerons un test d'une heure puis observerons un temps de repos de 30 min entre chaque test. Nous réaliserons nos tests à différentes tensions afin de voir l'impact réel sur la température, pour cela nous avons retenu les tensions suivantes de 5, 7 et 12 Volts. Si toutefois, pendant un test la température du processeur se trouve au-dessus de 75°C, nous considérerons le test comme un échec car nous avons réglé de bios de telle manière que le pc redémarre lorsque cette température est atteinte.

Nous avons utilisé de la pâte thermique Arctic Coolinrg MX4 au lieu de celle fournie par Thermalright.

Mesures sonores

Le sonomètre sera situé à 15 cm du ventirad pour que le souffle ne perturbe pas les mesures. Un second relevé sera effectué à 1 mètre. Les deux prises s’effectuent panneau gauche enlevé, car le rôle du boîtier au niveau de l’affaiblissement acoustique est énorme, difficile donc de généraliser.

Il est évident que tester dans un boîtier performant, les résultats seront nécessairement meilleurs et en tout état de cause, très différents de ceux qui sont obtenus avec un boîtier milieu de gamme.

Nous allons tester la tension de démarrage du ventilateur et relever son niveau sonore à 5, 7 et 12 volts.

 Le test du montage

Nous démarrons par l'examen des notices, application de la pâte thermique, identification des différents éléments correspondant à notre processeur et carte mère. Nous accordons une importance à l'accessibilité de la mémoire et du connecteur 4 broches pour le processeur. Pour un non-initié, la tâche peut se présenter comme étant très ardue, celle-ci incluant bien souvent le démontage du support existant donc de la carte mère.

Glossaire

(Etabli par notre ancien collègue Nicolas)

Caloducs : Un caloduc se présente sous la forme d’une enceinte hermétique qui renferme un fluide en équilibre avec sa phase gazeuse et sa phase liquide, en absence de tout autre gaz. A un bout du caloduc, celui près de l'élément à refroidir, le liquide chauffe et se vaporise en emmagasinant de l'énergie provenant de la chaleur émise par cet élément.

Ce gaz se diffuse alors dans le caloduc jusqu'au niveau d'un dissipateur thermique (ou d'un autre système de refroidissement) où il sera refroidi, jusqu'à ce qu'il se condense pour redevenir à nouveau un liquide, et céder de l'énergie à l'air ambiant sous forme de chaleur… Source Wikipédia.
 

PWM : Pulse Width Modulation, c'est un concept de commande de ventilateur par un espacement de la durée d'alimentation. Reconnaissable à son connecteur 4 broches au lieu de 3, il se veut plus souple et plus rapide que le réglage par variation de tensions.
 

CFM : Cubic Feet Minute, en le multipliant par 1.7, vous connaîtrez la capacité de déplacement d’air en m3/heure d'un ventilateur.
 

HDT : Certains ventirads sont équipés de cette technologie, la surface utile en matière de refroidissement n'est constituée quasiment que par la jonction caloduc/processeur. L'aluminium présent sur la base jouant plus un rôle de support des caloducs et de montage.

De plus, dans la plupart des cas, il n’est pas en contact avec la pièce à refroidir et en est éloigné de quelques dixièmes de millimètre.
 

Pression statique : C’est une des composantes de l’évaluation d’un flux avec le débit (CFM). Il s’agit, pour simplifier, de la force de l’air. Elle est indispensable en refroidissement processeur dans la mesure où le débit doit rester important en sortie de radiateur pour évacuer les calories prélevées.

Pour avoir une pression statique importante, plusieurs éléments entrent en ligne de compte, la géométrie des pales, (surface et courbures notamment), et la vitesse de rotation. Pour les courbures des pales, les ventilateurs « épais » sont nettement plus adaptés. A vitesse équivalente, un 120×32 sera forcement plus à l’aise qu’un 120×25 ou même un 140×25.

Donc 2 ventilateurs peuvent posséder des caractéristiques en termes de débit identiques mais des pressions statiques très différentes. Une forte pression statique est nécessaire partout ou la circulation d’air est difficile, petits orifices de ventilation, obstacles. Le radiateur d’un ventirad est assimilable à un obstacle.

Dans le cadre d’une ventilation boîtier et si ce dernier n'est pas trop encombré, la notion de pression statique est un peu moins importante, le débit et la discrétion sont à mettre en avant. Par contre, pour information, un boîtier vide réduit le débit d’environ 15%, un boîtier bien rempli de près de 60%, quand on vous dit de bien ranger vos câbles !

Pâte thermique :Le but principal d'une pâte thermique est d'assurer un contact optimal et d'éviter la présence d'air entre les surfaces d'un composant et de son système de refroidissement (souvent un dissipateur thermique). Ces surfaces possédant de nombreuses micro porosités (trous, bosses), de l'air est présent entre le composant et le dissipateur. L'air étant un mauvais conducteur thermique, le transfert thermique s'effectue ainsi moins bien.


L'application de pâte thermique permet de remplir ces imperfections par une substance dont la conductivité thermique est beaucoup plus élevée que celle de l'air. La surface de contact entre le composant et le dissipateur est ainsi plus importante, et donc le transfert thermique va s'effectuer plus efficacement.

La pâte thermique sert également parfois à maintenir le dissipateur sur le composant, certaines pâtes étant très collantes. C'est par exemple le cas de certains dissipateurs destinés à refroidir les circuits intégrés mémoires des cartes graphiques, où seule la pâte thermique (qui prend parfois la forme d'un morceau de Scotch double-face) les fait tenir en place.

Le paramètre le plus important d'une pâte thermique est sa conductivité thermique, exprimée en watt par mètre-kelvin (c'est-à-dire en W/(m×K), à ne pas confondre avec W/mK : watt par millikelvin). Une pâte thermique à base de silicone a une conductivité thermique comprise entre 0,7 et 0,9 W/(m×K), tandis que celle d'une pâte à base d'argent est comprise entre 2 et 3 W/(m×K), voire plus. À titre de comparaison, à une température de 20°C, la conductivité thermique du cuivre est de 401 W/(m×K), celle de l'argent de 429 W/(m×K), et celle de l'air de 0,0262 W/(m×K, à une pression d'un bar).


thermalright

Le Thermalright True Spirit 140 Power se présente sous une forme verticale, induisant de ce fait un courant d’air horizontal crée par le ventilateur fourni de 14 cm PWM (Thermalright TY-140), dont le fabricant vante les 21 dB(A) maximum en fonctionnement et une plage de rotation comprise entre 900 et  1300 RPM, pour un débit d’air créé au maximum de 73.6 CFM.

thermalright

Son radiateur mesure 155 mm de long sur 53 mm de large et 171 mm de haut (ventilateur compris) pour un poids de 725 grammes.

thermalrightthermalright

A la différence des autres membres de la série True Spirit, le True Spirit Power comporte non pas 6 caloducs de 6 mm mais 6 de 8 mm, avec ce que cela suppose en termes de refroidissement, ainsi qu’en outre un revêtement ionisé du radiateur différent (noir sur son sommet).

Thermalright parle d’une capacité de dissipation maximale de 360 Watts (ce qui paraît beaucoup), ce qui laisse beaucoup de place aux amateurs d’overclocking, d’autant que le True Spirit 140 Power peut se voir ajouter un second ventilateur de 140 mm (fixations fournies).

thermalrightthermalright

La finition générale du radiateur est tout à fait satisfaisante et la surface de contact, qui se compose de cuivre recouvert de nickel, tout comme les caloducs d’ailleurs, a quasiment une finition de miroir, à ceci près que quelques micro-aspérités restent toutefois visibles à l’œil nu.

 Pour finir, le True Spirit 140 Power est compatible avec les sockets AMD AM2, AM2+, AM3, AM3+, FM1 et FM2, ainsi que Intel LGA 775, 1156, 1155, 1150, 1336 et 2011.

thermalright

Dans les faits, on trouve le ventirad à environ 50 euros, chez LDLC par exemple. On remerciera au passage PC-Cooling.de, qui nous aura au passage fait parvenir l’exemplaire qui aura servi pour ce test.

thermalrightthermalright

La phase de montage se passe de la même manière que pour de très nombreuses références, le principe est simple : une première plaque de rétention sur laquelle on viendra fixer par le biais d’attaches en plastique blanc circulaires le ventirad,

thermalright

Plaque qui est ensuite fixée à la carte-mère par des écrous,

thermalright

Sur lesquels on viendra poser puis verrouiller le support du radiateur grâce à deux vis à serrer verticalement,

thermalright

On peut alors passer à la fixation du ventilateur, qui passe par deux attaches souples métalliques (quatre au total, non pas que Thermalright ait eu pour que vous vous ratiez, mais le True Spirit 140 Power peut comporter jusqu’à deux ventilateurs de 140 mm), guère convaincantes à notre sens.

thermalrgihtthermalright

C’est à ce moment que nous avons choisi d’insérer l’unique barrette mémoire de notre configuration de test, uniquement vous montrer que cela était tout à fait possible, non seulement de l’insérer mais aussi de l’ôter.

thermalrightthermalright

Il reste en effet un très fin espace entre le ventilateur et les emplacements mémoire (environ un millimètre), ce qui rend l’opération possible, fait d’autant plus notable que les emplacements mémoire sont TRES proches du socket sur notre Asrock B75M-ITX de test.

Thermalright avait sans doute à cœur de proposer une solution de dissipation de faible épaisseur, qui n’entrave en rien le montage de barrettes mémoire à radiateurs surdimensionnés dans les emplacements qui leurs sont réservés.

thermalrightthermalright

Solution de refroidissement qui devrait, au moins sur le papier, profiter de performances supplémentaires grâce aux caloducs de 8 mm qui la compose, ce que l’on vérifiera par la suite.

Ceci étant, la largeur du True Spirit 140 Power aura posé problème pour ce qui est du montage d’une carte graphique, tout bonnement impossible. Rien que de très prévisible certes pour une carte-mère mini ITX et un radiateur de cette taille, mais il n’est pas exclus que le problème se pose dans les mêmes termes sur d’autres cartes-mères, quelle que soit leur taille d’ailleurs.

thermalright

Pour finir, on fera remarquer que si l’objectif de Thermalright était de proposer la solution de refroidissement la plus compacte possible (en épaisseur entendons-nous bien) sans pour autant sacrifier les performances (le choix des caloducs de 8 mm de diamètre), l’objectif est atteint car même sur notre Asrock B75M-ITX de test où le socket est très proche des barrettes mémoire, insérer et ôter ces dernières reste tout à fait possible après montage du True Spirit 140 Power


Du fait de la limitation de la vélocité maximale du ventilateur (1300RPM), soumettre le True Spirit 140 Power à l’épreuve des 5/7/12 Volts n’avait pas vraiment de sens, car la vitesse de rotation maximale était atteinte dès 7 Volts et que ce dernier ne lance pas à 5 Volts.

thermalright

Ainsi, nous avons effectué les relevés pour 7 Volts et en mode fanless à l’intérieur du prochain boîtier que nous allons tester, le Cooltek W1. Quant aux relevés sonores, ils auront également été effectués seulement pour 7 Volts, panneau latéral ouvert.

Une dernière précision quant à ce que nous appelons fanless, nous faisons référence au non-emploi du TY140 fourni par Thermalright, mais le radiateur bénéficie tout de même du flux d’air créé par les deux ventilateurs de 14 cm avant et arrière fournis par Cooltek, réglés sur 7 Volts (bien que le dit flux d’air ait été entravé par une cage à disques durs 3.5 pouces inamovible, mais nous y reviendrons dans le test qui lui sera prochainement dédié).

Et comme le montrent les relevés de température du CPU, effectués on le rappelle après une session d’une heure d’OCCT, on voit bien que notre Core i5-3550S est refroidi de manière optimale, voir par exemple les chiffres aux repos, identiques ou presque avec ou sans TY140 Thermalright, tout comme on saluera la performance fanless en charge, à peine supérieure de 10° environ au relevé avec ventilateur. L’œuvre des caloducs de 8 mm sans doute, au moins en partie …

Alors certes, le ventilateur arrière du W1 ne se trouve pas bien loin du radiateur, mais la performance reste digne d’être remarquée.

Bien sûr, comme vous vous en doutez, un ventilateur limité à 1300 RPM n’est pas le ventilateur le plus bruyant du monde, loin s’en faut et les relevés sonores s’en ressentent immédiatement, comme vous pouvez le constater.

Nous ne publierons que les résultats pour 7 Volts, comme nous l'avons déjà dit, il ne lance pas à 5 Volts, vu aussi que les relevés sonores sont identiques (marge de tolérance d'erreur incluse) à 7 et 12 Volts, cela n'avait non plus pas vraiment d'intérêt d'inclure les relevés sonores obtenus lors du test Fanless.

thermalrightEn conclusion, nous pouvons dire que Thermalright rend une copie presque parfaite, avec un ventirad relativement simple à monter, qui dispose d’une excellente capacité de refroidissement et qui de plus opère dans un silence relatif très appréciable.

Si on rajoute à l’équation un prix en général de 49.99 euros, on obtient une réussite qui, outre ses qualités techniques, offre un bon rapport qualité.

Alors bien sûr, tout n’est pas parfait, on retiendra principalement deux défauts au True Spirit 140 Power, tout d’abord, le système de fixation du ventilateur par attaches ne nous aura pas vraiment convaincu et ensuite, à notre sens le plus gros défaut du TS 140 Power, inévitable car lié à ses qualités, l’encombrement en hauteur (171 mm) qui ne lui permettra pas d’entrer dans toutes les tours présentes sur le marché, l'encombrement en largeur a par contre fait l'objet d'une attention toute particulière et cela paie au final.

Un faible prix à payer toutefois en comparaison avec les performances du larron et qui lui vaudra plusieurs récompenses, nommément les labels Refroidissement, Silence et Recommandé par 59Hardware.net.

labellabellabel

  • Rapport qualité prix très satisfaisant,
  • Montage facile, bien qu'un peu long,
  • Silencieux et très performant,

  • Encombrement en hauteur,
  • Fixation des ventilateurs à revoir.


  • Commentaires
    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Loading…

    0